«Bach: Sei Solo», Leonidas Kavakos

Ces Sei Solo de Leonidas Kavakos se confrontent au volume 1 de Frank-Peter Zimmermann (Sonate II, Partitas II et III) chez Bis (BIS-2577), paru au même moment. Considérés parfois dans le métier comme les deux meilleurs violonistes au monde, ils se heurtent pourtant tous deux aux parutions récentes d’Augustin Hadelich (Warner) et, surtout, de James Ehnes (Onyx). Est-ce parce qu’elle adopte un diapason bas et des semblants d’atours musicologiques (largement aléatoires), avec une sorte de crispation « citronnée » dans les aigus, que la version Kavakos recueille tant d’assentiments critiques ? À nos oreilles, c’est la désillusion d’un exercice crispant, qui prouve aussi que la captation sonore (ici un halo peu crédible) est vraiment partie intégrante d’un tel projet artistique. La réverbération, quasi identique, sert bien plus la chaleur musicale de Zimmermann que la technicité, façon Caprices de Paganini, de Kavakos. Une fois parachevée, l’intégrale Zimmermann sera à mesurer à Ehnes. Pour l’approche musicologique : Schayegh chez Glossa.

Bach : Sei Solo

★★★
Classique

Sonates et Partitas pour violon, Leonidas Kavakos, Sony, 2 CD, 19439903132

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