«The Paradise Club», Claudia Bouvette

Claudia Bouvette avait 15 ans lorsqu’elle a participé à Mixmania ; une décennie et un EP plus tard, elle fait le grand saut avec The Paradise Club, premier album qui rassemble des chansons pop heureusement pas trop matures, l’ado en elle ne s’étant pas encore assagie. Sur le plan de la composition, Bouvette a pu compter sur l’aide des Louanges (Miss Blumenfeld, l’une des deux très bonnes chansons en français, avec Touchée-coulée et la ballade acoustique 1000 bornes), de Kodakludo (I Don’t Wanna Say Goodbye, très Billie Eilish dans le genre) et surtout de Connor Seidel, également coréalisateur. Le résultat convainc, séduit même : cette pop électronique pigeant dans le rap moderne et le pop-rock, un peu à la manière de Caroline Polachek, mais sans son audace musicale, se mesure sans rougir à ce qui se fait plus au sud. La baveuse Douchebag, la romantique Pardon Me, le groove funk langoureux de Solo Night, on passe d’une ambiance à l’autre en se laissant surprendre par l’agréable légèreté des compositions et la finesse de la réalisation.

The Paradise Club

★★★ 1/2
Pop

Claudia Bouvette, Bonsound

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