Whatever the Weather, Whatever the Weather

Paru l’été dernier, Reflection, le troisième album de la compositrice électronique Loraine James, avait été cité à juste titre dans plusieurs listes des meilleurs disques de l’année. Jusqu’alors, l’œuvre de la Londonienne inventait de nouvelles manières de nous faire danser, mais les confinements l’ont inspirée à explorer des espaces sonores plus propices à la réflexion. Avec ses titres exprimés en degrés Celsius, Whatever the Weather pourrait être qualifié d’album ambient, conçu à partir d’improvisations aux synthétiseurs (un piano façon Harold Budd fait parfois surface) et à la voix (la sienne et celle de Jonnine Standish, du groupe rock expérimental australien HTRK), mais son interprétation de cette musique d’atmosphères embrasse le rythme et les harmonies dynamiques, rappelant le son british ambient des années 1990. Breakbeat délicatement déconstruit sur 0 °C, drum and bass tricoté serré sur 17 °C, les percussions virevoltent encore plus loin, sourdement sur 4 °C, de manière plus ordonnée sur 30 °C, qui ressemble même à une chanson pop. Un album attachant, léger en apparence, complexe dans ses détails.

 

Whatever the Weather

★★★ 1/2
Électronique

Whatever the Weather, Ghostly International

À voir en vidéo