Labyrinthitis, Destroyer

« Mon écriture est instinctive, je ne sais pas d’où tout ça vient », nous confiait Dan Bejar il y a deux ans, peu après la parution de son album Have We Met. Sa méthode de composition donne encore de passionnants résultats dès les premières mesures de la longue It’s in Your Heart Now, une phrase évocatrice et mystérieuse qu’il répète en boucle d’une voix éplorée alors que le groove tourbillonne autour de violons, de guitare électrique et de synthés. Un moment de pure grâce comme on en trouve quelques autres sur ce treizième album que le Vancouvérois décrit comme son plus étrange — sur le plan des textes davantage que sur celui de la musique. Dans ce disque où se croisent chanson rock-new wave théâtrale et explorations disco-funk (June, The States), Bejar s’appuie à nouveau sur les talents d’arrangeur et de réalisateur de John Collins pour l’aider à trouver un sens à ses phrases qui nous font réfléchir longtemps après les avoir entendues : « An explosion is worse / A hundred million words / And that is maybe too many words to say », lance-t-il sur The Last Song.

 

Labyrinthitis

★★★★
Rock

Destroyer, Merge Records

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