Le Quattro Stagioni

Trois disques pour les Quatre saisons ? La parution est luxueuse, intéressante, irritante. Andrés Gabetta, capté ici en décembre 2020, a déjà enregistré les Quatre saisons de Vivaldi pour Sony avec son propre orchestre en juillet 2018. Il semble préoccupé par l’appariement du « tube » de Vivaldi autour d’un programme complet sur le thème des saisons. Pour Sony, Vivaldi avait été couplé (et même interpolé) avec Piazzolla, comme cela se fait de plus en plus. L’intérêt (le seul, outre le luxe éditorial) de la présente édition est la découverte d’un contemporain, Giovanni Antonio Guido (ca. 1675-1729), auteur d’agréables petits tableaux, Scherzi Armonici sopra le Quattro Stagioni Dell’Anno. S’agissant de Vivaldi, il faut être ornithologue, flûtiste à bec ou avoir des obsessions aviaires galopantes pour supporter, voire apprécier, cette piaillante « version de Leipzig 1725 avec vents ». Interprétativement, on est dans le théâtre musical outré, façon post-Giardino Armonico, la flûte relayant le violon pour en rajouter une couche. À vos risques et périls.

Le Quattro Stagioni 

★★ 1/2
Classique

Orchestre de l’Opéra royal, A. Gabetta, Ver-sailles, 2 CD + 1 DVD, CVS 042

À voir en vidéo