Agor, Koreless

Reconnu pour son travail auprès de FKA Twigs ainsi que pour une poignée de savants singles défrichant de nouveaux sentiers dans le champ de la bass music anglaise, le compositeur Lewis Roberts aura mis presque dix ans avant de lancer enfin un premier album. Un disque court, dense et méticuleux : Roberts est un orfèvre des sons électroniques, sa vision musicale d’une impressionnante précision, tel timbre de synthé, telle manipulation sonore d’une note servant aussi d’élément percussif, chaque élément d’une composition ayant sa fonction. On pense à Oneohtrix Point Never pour les enchaînements harmoniques complexes, à Autechre pour les textures riches, mais Koreless évite d’être trop cérébral en faisant référence à travers l’album au UK garage (Joy Squad), au house (magnifique Shellshock) ou au trance mélodique (Black Rainbow), introduisant des voix féminines trafiquées pour provoquer des émotions universelles. Agor s’est fait attendre, mais ne déçoit pas.

Agor

★★★ 1/2

Koreless, Young

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