Treasure of Love, The Flatlanders

Le trio a 50 ans dans les bottes. The Flatlanders. Les serpents à sonnette drelindrelinent d’étonnement. Les Flat qui ? Des légendaires dans leur désert, voilà qui : on les connaît mieux séparément, Joe Ely, Jimmie Dale Gilmore, Butch Hancock, vétérans valeureux d’une musique tellement enracinée qu’elle pousse envers et contre tout, jusque dans les craquelures du sol et des cœurs asséchés. De retrouvailles espacées en rencontres sporadiques, on n’espérait certainement plus un plein disque de ces fils de Lubbock (le bled de feu Buddy Holly). Tout redevient possible, comprend-on, quand le Texas est en péril. Quelques titres neufs fleurissent (quatre en tout et partout), mais ce sont les reprises qui sonnent le ralliement (ou l’hallali, c’est selon). De George Jones (la chanson titre) à Tex Ritter (Long Time Gone), d’Ernest Tubb (I Don’t Blame You) à Leon Russell (She Smiles Like a River), les morts sont ravivés pour l’occasion. Harmonies lancinantes, twang réverbéré à grandeur d’horizon, c’est l’album de la dernière chance. Prenons-la.

Treasure of Love

★★★★
Americana

The Flatlanders, Rack’Em Records

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