Sounds From Your Lips, Meggie Lennon

On entend Charlotte Gainsbourg et Weyes Blood dans le premier album de sa carrière de l’autrice-compositrice-interprète dream pop Meggie Lennon, qui a la mélancolie heureuse sur Sounds From Your Lips. Même sur les chansons sur le mode mineur, comme Mind Games et la première portion de Nocturnal Animals (Song for Kirk), sa voix feutrée porte l’optimisme. La musicienne, basée à Montréal mais originaire de la capitale, touche à la grâce sur quelques-unes des huit chansons de l’album, à commencer par l’épique ballade Jardin secret (la seule chanson en français), emportée par un rythme chaloupé et de scintillantes guitares, la suave Can’t Stop Us et cette inoubliable Victim of Excess, où les cordes synthétiques donnent du tonus au refrain. Le réalisateur Samuel Gemme (il a travaillé auprès de Corridor et The Brooks) a habilement imaginé l’écrin sonore à cet éloge de la lenteur musicale proposé par Lennon. Une convaincante entrée en matière.

Regarder sur YouTube le clip de Night Shift.

Sounds From Your Lips

★★★ 1/2

Meggie Lennon, Mothland

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