Symphonies en un mouvement, Orchestre symphonique de Kansas City

Attention avant de jubiler outre mesure. Si vous aimez la musique orchestrale spectaculaire dans des prises de son de référence vous n’êtes pas sans avoir remarqué ce Poème de l’extase de Scriabin chez Reference Recordings et espérez peut-être un SACD multicanal. Mais contrairement à de précédentes parutions avec Michael Stern, ce n’est « qu’un CD », enregistré dès 2016. Ceci posé, déception mise à part, la captation est brillante et le concept, intéressant, qui regroupe la 1re Symphonie de Barber, la Septième de Sibelius et le Poème de l’extase de Scriabin, parfois appelé sa « 4e Symphonie ». La 7e Symphonie de Sibelius est un peu cartésienne par rapport à la subtilité de ses potentielles atmosphères, mais Barber est implacable, comme jadis la version Slatkin, et Scriabin spectaculaire, avec des climax logiques et des tempos plutôt fluides qui enlèvent beaucoup de fausse pompe et de grandiloquence au discours. On a donc ce qu’on espérait : un disque orchestral spectaculaire. En CD plutôt qu’en SACD, simplement.

 

Symphonies en un mouvement

★★★★

O. symphonique de Kansas City, M. Stern, Reference Recordings RR 149

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