Charlebois à Ducharme, Robert Charlebois

Oh le disque génial. Sorti d’une boîte de Cracker Jack, aurait-on dit à l’époque où Réjean Ducharme, l’écrivain non public, envoyait à Robert Charlebois, l’Elvis électrique à frisettes, des paroles de chansons. Ça avait commencé intense, en 1971, avec deux brûlots, Mon pays (c’est pas un pays, c’t’une job) et Le violent seul (chu tanné). Il y en aura des douces, des amoureuses, des amusantes, au gré des saisons et des humeurs. Les rassembler en une compilation aurait déjà été une riche idée, mais c’est enrichi aux enzymes qu’on les obtient, remaniés pour notre Garou 1er par les Vincent Réhel, Gus van Go et autres Daniel Lacoste de son équipe de champions. Les moins célébrées y gagnent le plus : on redécouvre Insomnie en ballade blues, on se love à Tendresse et amitié, sur hamac de guitare et claviers coussinés, le picking folk de Je l’savais fait dodeliner du chef. Des bonheurs. Et une inédite en sus, qui cause « mal du pays ». À quand le Charlebois à Sabourin ?

 

Robert Charlebois ― Je l'savais

Charlebois à Ducharme

★★★★★
​Réinterprétations

Robert Charlebois, La Tribu/Believe

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