Frédéric Chopin, Onze Mazurkas, Sonate pour piano n° 3, Lukas Geniušas

Deuxième prix du concours Chopin cinq ans avant Charles Richard-Hamelin, Lukas Geniusas avait fait, en 2016, à Pro Musica, des débuts à Montréal qui nous avaient laissés ébahis. Il était revenu au Québec en 2019 pour jouer la 3e Sonate de Chopin. Nous avions alors écrit : « Dans ce jeu, tout est organiquement lié car nourri par un art suprême du phrasé et des transitions. Le miracle de la 3e Sonate de Chopin, abordée d’un souffle, est là. Qui a entendu cette sonate par Geniusas (notamment un 2e mouvement liquide où le pianiste semble flotter sur le clavier), Richard-Hamelin et sur le CD d’Alexeï Volodin a possiblement fait le tour de ce qui s’y est fait de plus pensé, de plus concentré et de plus poétique dans les 20 ou 30 dernières années. » Rien à retirer à l’écoute de ce disque immortalisé six semaines plus tard à Toblach, dans le Sud-Tyrol. Dans les mazurkas, Geniusas est au sommet de sa forme en mode mineur, avec une sublime Op. 68 no 2 en la mineur. Le principal bémol de l’entreprise est un piano légèrement clinquant dans les aigus, capté d’un peu près.

Frédéric Chopin

★★★★
Classique

Onze Mazurkas, Sonate pour piano n° 3, Lukas Geniušas, Mirare MIR 508