Good Souls Better Angels, Lucinda Williams

Sombre ? Douloureux ? Ces mots-là décrivent la plupart des albums de Lucinda Williams. Ici, ça ne suffit pas. Good Souls Better Angels est noir foncé. Un gouffre ouvert sur l’enfer. Un disque d’envergure biblique, apocalyptique et demi. Du country-rock d’assaut final, lancé par un Wakin’ Up à réveiller des morts, suivi par un Down Past the Bottom qui va gratter sous l’enfer pour y découvrir pire, un Bad News Blues où pullulent menteurs, voleurs, fous et disciples de fous. Oui, ça nous amène à Man Without a Soul, où Lucinda souhaite à vous savez qui une fin à sa démesure : « How do you think this story ends / It’s not a matter of how / It’s just a matter of when ». Les guitares grincent, grugent, gueulent, giclent du fiel. Ça reste du Lucinda, qui a le sens du refrain chevillé au corps, mais en guerre. Il n’est pas question de revisiter l’enfance quand il s’agit de survivre. À la fin, doucement, When the Way Gets Dark tend la main : nous ne sommes pas seuls.

Écoutez Man Without a Soul

Good Souls Better Angels

★★★★
​Americana

Lucinda Williams, Highway 20 / Thirty Tigers