The Only Ones, The Milk Carton Kids

Après avoir accueilli un petit groupe de musiciens sur leur dernier album, Joey Ryan et Kenneth Pattengale retournent à leur intimité confortable, seuls aux harmonies générales. The Only Ones n’a pas l’amplitude d’un album ni la concision d’un microalbum : il se trouve entre les deux, sorte de brève confidence sous les étoiles. On y retrouve sans faute des compositions élégantes et des galops de cowboy en déroute (I’ll Be Gone) qui font The Milk Carton Kids depuis leurs débuts. Mais une nette distinction apparaît dans le soin donné aux histoires, qu’on dirait écrites au télescope. En cernant avec minutie la renonciation au couple, l’ambiguïté des sentiments ou le rapport à l’enfant (superbe As the Moon Starts to Rise), les musiciens américains basculent dans la force du témoignage. Longue et acharnée, plus abstraite aussi (un qualificatif rarement associé au duo), I Was Alive éteint les feux en révélant que, malgré la mort qui rôde en différents mirages, la vie, avec ses lumières, existe encore.

Écoutez la pièce-titre The Only Ones

The Only Ones

★★★ 1/2
Americana

The Milk Carton Kids, Thirty Tigers