Antonin Reicha, Quintettes pour vent

La musique de chambre pour vents est une fort plaisante denrée musicale de très bonne compagnie en tant que musique d’agrément. Ce CD, qui dispense une joie solaire, est fort utile, car il démontre une fois de plus qu’Anton Reicha (1770-1836) a composé ce qu’on a fait de mieux et de plus inspiré en matière de musique pour vents dans la période classique après la mort de Mozart. Il suffit d’écouter le finale du Quintette opus 88 no 2 ou le rayonnant allegro assai de l’Opus 91 no 3 pour n’avoir aucun doute à ce sujet. Pour les vrais fanatiques, les 10 CD de l’intégrale des Quintettes à vents de Reicha par le Quintette Albert Schweitzer chez CPO sont accessibles à prix intéressant en Europe. Instrumentalement de haut vol, donc comparable, l’approche du quintette tchèque Belfiato diffère par des mouvements lents plus allants et des allegros plus détendus. Bref, un côté « sérénade » plus affirmé, alors que le Quintette Schweitzer jouait davantage le jeu de la musique de concert, avec des caractères très contrastés.

Écoutez un extrait du disque

Anton Reicha

★★★★
Musique de chambre

Quintettes pour vents op. 88 nos 1 et 2 et op. 91 n° 3. Quintette Belfiato. Supraphon SU 4270-2.