Le Cirque du Soleil rend hommage aux Cowboys Fringants

On sait que la trame narrative du spectacle se déroulera autour de l’histoire d’une jeune fille, Margot, qui s’envole au-dessus de la banlieue et qui imagine la vie des gens à l’intérieur des maisons.
Photo: Cirque du Soleil On sait que la trame narrative du spectacle se déroulera autour de l’histoire d’une jeune fille, Margot, qui s’envole au-dessus de la banlieue et qui imagine la vie des gens à l’intérieur des maisons.

En plein coeur de l’été, c’est sur un air d’automne que se déploiera Joyeux Calvaire, le spectacle du Cirque du Soleil, autour de l’oeuvre des Cowboys Fringants, qui prend l’affiche ce mercredi à l’amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.

Car, il l’a avoué en rencontre de presse cette année, le metteur en scène Jean-Guy Legault a un faible pour cette chanson du groupe.

D’ailleurs, cette année, la trame sonore du spectacle, conçue par Jean-Phi Goncalves, ne sera pas autant transformée que celle d’autres années, du fait que Les Cowboys Fringants demeurent un groupe de musique éminemment actif et ancré dans le présent.

« On va être un peu plus proche de ce qu’est le band. Il s’agit juste de magnifier les intentions, parce que le band est très actuel », a-t-il dit lors d’une rencontre de presse informelle avec la presse il y a quelques semaines.

Pour le duo, la surprise du spectacle résidera davantage dans son aspect visuel que dans le réarrangement musical. Or, aucune scène du spectacle n’a été dévoilée à la presse.

On sait cependant que la trame narrative du spectacle se déroulera autour de l’histoire d’une jeune fille, Margot, qui s’envole au-dessus de la banlieue et qui imagine la vie des gens à l’intérieur des maisons.

Groupe engagé

« Les Cowboys Fringants sont originaires de Lanaudière et ont une préoccupation pour l’étalement urbain », explique Jean-Guy Legault.

Le metteur en scène rappelle que les intérêts du groupe rejoignent ceux des milléniaux, avec une inquiétude pour le saccage de la nature.

Le groupe a d’ailleurs connu ses premiers succès auprès des étudiants des écoles secondaires et des cégeps, avec des chansons country coquines comme Le plombier ou Marcel Galarneau.

« Mais est-ce que ce sont des incontournables par rapport à l’évolution du band, je ne dirais pas », dit Jean-Guy Legault. « Il y a quelque chose de schizophrénique chez Les Cowboys Fringants. Il y a la période avant et la période l’album Break Syndical. L’orchestration, la maturité, le désir de dire, le côté engagé était déjà là, mais c’est devenu plus gros, plus important. On s’attarde beaucoup plus à la période à partir de 2002. »

Le spectacle se déploiera sur 13 chansons, sélectionnées sur l’ensemble des albums « de Motel Capri à La grand-messe », dit Jean-Phi Goncalves.

Jean-Guy Legault ne s’en cache pas, le personnage principal du spectacle est très inspiré de sa fille, qui écoutait Les Cowboys Fringants, jour après jour, dans des écouteurs, au tournant de l’adolescence.

Quant à la clôture du spectacle, elle tournera autour de la chanson Les étoiles filantes, porteuse d’espoir pour les temps qui viennent, conclut-il.

Joyeux Calvaire

Un hommage aux Cowboys Fringants par le Cirque du Soleil à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières jusqu’au 17 août.