Au calendrier: les Correspondances d'Eastman, Mutek, Nuits d'Afrique et l'OFF de Québec

La poète Joséphine Bacon fait partie des écrivains qui offriront des ateliers d’écriture, animations et autres réflexions lors des 17es Correspondances d’Eastman.
Photo: Catherine Legault Le Devoir La poète Joséphine Bacon fait partie des écrivains qui offriront des ateliers d’écriture, animations et autres réflexions lors des 17es Correspondances d’Eastman.

Ravissements de toutes sortes à Eastman

C’est la lecture des Figures du ravissement de Marie-Anne Massin qui a donné ses contours aux 17es Correspondances d’Eastman. « Présence » et « contemplation » seront les maîtres mots des ateliers d’écriture, animations et autres réflexions qui seront offerts au public et portés par des écrivains aux horizons divers, de Joséphine Bacon à Jean-Christophe Réhel, en passant par Biz, Kim Thúy et Marianne Dubuc. Une première cette année, les Correspondances ont mandaté l’auteure Sonia Sarfati pour accompagner le jeune public au gré de ses visites. En salle, on pourra attraper le délicieux Chroniques d’un coeur vintage de l’actrice Émilie Bibeau et Salomé Leclerc nous dévoilera les nouvelles pièces de son troisième album, tandis que Christian Bégin et Véronique Grenier liront la correspondance entre Camus et Casares dans L’amour fou au temps des catastrophes. Du 8 au 11 août en divers lieux de la ville.

 

Mutek sort les gros canons pour ses 20 ans

La longue liste des bonnes raisons de passer du temps à Mutek s’allonge. Plus de 50 artistes se sont ajoutés à la programmation de la 20e édition mardi, parmi lesquels Tim Hecker & Konoyo Ensemble, qui proposeront X / Visions, une soirée consacrée aux explorations sonores les plus puristes, mais aussi Deena Abdelwahed, Overmono, Rashad Becker & Ena, Matmos et le duo lettonien Domenique Dumont. S’ajoutent plusieurs artistes d’ici, comme Aquaventure, Desert Bloom, Mise en Abyme, Ouri (notre photo), Organ Mood ou Scanner Me, Darkly. À noter que l’intégration de la 5e édition du forum IMG, consacré aux professionnels, permettra au festival de se déployer sur six jours et six nuits, du 20 au 25 août, à Montréal.

 

Le plaisir d’être ensemble à Nuits d’Afrique

La carte a de quoi donner le vertige : 13 jours pour mettre en vitrine plus de 700 artistes de 30 pays et faire briller les cultures d’Afrique, des Antilles et d’Amérique latine. Fidèle à sa curiosité insatiable, le Festival international Nuits d’Afrique a concocté une 33e édition forte de 135 concerts parmi lesquels celui du légendaire Salif Keita, à qui il reviendra de lancer le bal, le 9 juillet. Le mot de la fin reviendra à Tabou Combo, dite « la légende à faire danser », le 21 juillet. Parmi les belles prises, signalons la présence de Djely Tapa, mais aussi celles de Songhoy Blues, de la vedette montante du reggae jamaïcain Jah 9, de Systema Solar et de Zal Sissokho. De la relève, on ira voir Paul Beaubrun, Imarhan et Rodrigo Simoes. Pour se mettre dans l’esprit, on se plonge dans la compilation 2019 Festival international Nuits d’Afrique.

 

Cultiver sa curiosité avec l’OFF de Québec

Sa 16e édition, le Festival OFF de Québec l’a voulue imprévisible, intense et curieuse. Prêt pour un nouveau cycle dessiné par son nouveau programmateur exclusif, Jean-Étienne Collin-Marcoux, l’OFF se veut plus écoresponsable, en plus de valoriser une mixité exacerbée. S’y produiront, entre autres, le musicien de jazz trans Beverly Copeland, la recrue locale, L I L A, à qui la direction a offert une carte blanche, de même que la singulière et nécessaire Lydia Képinski, mais aussi Thus Owls, et N Nao. Il faudra passer par le parvis de l’église Saint-Jean-Baptiste, où défileront plusieurs artistes prometteurs, parmi lesquels : Bluesmousine, JP Couet, Valence et H. de Heutz. Du 3 au 7 juillet, en divers lieux de Québec, fort d’une programmation consacrée à 55 % aux artistes de la ville.