Silence, Will Driving West

Le bouche-à-oreille ne suffit plus. Le groupe de folk atmosphérique formé autour du tandem Andréa Bélanger-David Ratté doit se faire entendre comme jamais auparavant, pour avancer. C’est la réussite de ce quatrième album de Will Driving West, qui a des ailes, de l’envergure, de l’espace de résonance, de l’horizon. Je dirais même de l’ambition dans les sons : les tambours tonnent dans Cannonball, la guitare explose à la Pink Floyd première époque dans Wings, les cordes hachurées tournoient à en perdre le nord dans Waltz of Life. Ces éclats égratignent, ces grandes saillies piquent, mais sans dénaturer WDW. Les harmonies des tourtereaux ne bercent pas moins les mélodies qu’avant, et les refrains ne sont pas moins naturellement porteurs. Oui, ça remue, ça brasse, ça pose des questions aiguës sur l’engagement, les enfants, et même la potentielle fin du monde, mais à la fin, ça fait surtout du bien. La douceur l’emporte. Un peu moins en vain : c’est le but. Atteint.

 

Écoutez Wings

Silence

★★★ 1/2
Psych-rock

Will Driving West, willdrivingwest.com