Poupées russes, L.E.J.

Première impression injuste : la pulsation dance confinerait les trois amies de lycée à une pop facile. Mais L comme dans Lucie (Lebrun), E comme dans Elisa (Paris) et J comme dans Juliette (Saumagne) échappent vite à toute catégorisation. Leur chemin de musique, qui commence par un lot de reprises sur YouTube en 2015, appropriations radicales de succès des Rihanna, Bruno Mars et autres Stromae, ne prépare pas à ce deuxième disque de leur cru, tout en français. Ça se danse encore, pas tout le temps. Seule constante : ça déroute. Ici, on pense Barbara, là on entend des jeux d’harmonies façon Bohemian Rhapsody de Queen : des fois, c’est à l’unisson comme Les Parisiennes en leur temps. Libres, ces jeunes femmes, dans la famille Camille des coudées franches. Et elles ne l’envoient pas dire, dans Le verbe : « Quoi ? Sous prétexte qu’on est belles, faudrait être polies et se taire ? » Elles répondent : « Multiples propositions, aucun article n’est défini. » Découvertes dans une découverte. Poupées russes.

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Poupées russes

★★★★
Chanson

L.E.J. Mercury/Universal