À mettre au calendrier: jazz, théâtre et musique classique

Le violoncelliste Yo-Yo Ma jouera à la soirée de clôture du festival Bach, le 7 décembre, à la Maison symphonique.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le violoncelliste Yo-Yo Ma jouera à la soirée de clôture du festival Bach, le 7 décembre, à la Maison symphonique.

Une année avec Cooder, Lepage, Jain, Gainsbourg ou Officer est forcément une bonne année pour le jazz


Plus que jamais, le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) sera affaire de nids, de niches, de genres et de goûts pour cette 39e édition qui ira du 28 juin au 7 juillet. Certains iront pour le vétéran des musiques enracinées, Ry Cooder. D’autres du côté du nouveau spectacle de Jordan Officer, notre virtuose de la note essentielle. Ou les René Lussier Quintette et Marc Ribot, peut-être ? Ben Harper avec Charlie Musselwhite, ce sera du blues pour vrai. George Thorogood, ça va faire du bruit. Le projet SLÃV de Robert Lepage, avec Ex Machina et Betty Bonifassi, occupera le TNM pendant trois semaines. Êtes-vous plus prog ? Psych-prog ? Il y aura Soft Machine. Et l’éternel Ian Anderson pour les 50 ans de Jethro Tull. Êtes-vous pop, pop, pop ? Vous bondirez avec Jain, la sensationnelle jeune Française, voyagerez avec Kimbra, exulterez avec Metronomy. Êtes-vous chanteuses-chanteurs ? Holly Cole revient, Dee Dee Brigdgewater et Melanie De Biasio itou, entre autres Seal, Bobby McFerrin et Boz Scaggs : on avoue un parti pris pour Beth Hart, Melissa Laveaux, Charlotte Gainsbourg et notre exquise BEYRIES. Il y en a aussi du jazz pour les purs, les durs, les plus ou moins purs et les plus ou moins durs du genre : au-delà des champions consacrés — retours d’Al Di Meola, Archie Shepp, Brian Blade et Terence Blanchard et compagnie —, on notera l’événementiel spectacle de Carla Bley avec l’Orchestre national de jazz de Montréal, ainsi que les multiples propositions du Dr. Lonnie Smith, de John Medeski et de Mark Guiliana.

Sylvain Cormier

 

 

Place aux femmes au Rideau Vert


Sa saison 2018-2019, la directrice artistique du Rideau Vert, Denise Filiatrault, l’a voulue résolument féminine, avec seulement des femmes à la mise en scène. On la voit ici en compagnie des quatre complices qu’elle s’est choisies pour donner à sa 70e saison cette twist inédite qui marque aussi une première pour le théâtre de la rue Saint-Denis. D’entrée de jeu, ce biais s’imprimera fortement avec Les fées ont soif de Denise Boucher, pièce coup de gueule à laquelle va s’attaquer Sophie Clément. Cette dernière était de la création, il y a 40 ans. En novembre, ce sera au tour de Natalie Lecompte de tenir les rênes de la proverbiale revue de l’année,2018 revue et corrigée. Janvier verra la baguette tendue à Marie-France Lambert, qui mettra en scène Art, une comédie grinçante sur l’amitié masculine signée Yasmina Reza. C’est une autre actrice qui reprendra le flambeau en mars : Marie-Thérèse Fortin dirigera en effet L’éducation de Rita. La maîtresse de céans, Denise Filiatrault, s’est réservé la clôture de la saison avec Le Schpountz, adapté du scénario de Pagnol, une satire qui pose « un regard touchant sur le métier d’acteur ».

Le Devoir

 

 

Julian Prégardien et Yo-Yo Ma en vedette au Festival Bach de Montréal​

En pleine période de dévoilement des manifestations estivales, le Festival Bach de Montréal révèle sa programmation et met en vente ce mercredi les billets des concerts de son édition 2018, qui se tiendra du 22 novembre au 7 décembre. Deux dates piliers avec, en ouverture, une expérience passionnante : le ténor Julian Prégardien chantant l’évangéliste et dirigeant la Passion selon saint Jean à la tête d’un groupe de musiciens baroques montréalais spécialement dévoués à ce projet inattendu. Tous présenteront également l’oeuvre le lendemain à l’abbaye de Saint-Benoît-du-Lac. Yo-Yo Ma jouera en clôture, le 7 décembre, à la Maison symphonique, les six Suites pour violoncelle seul, un concert déjà annoncé. Entre ces deux phares, on trouve un feu roulant de concerts d’artistes et d’ensembles québécois (dont une première d’un Concerto grosso d’Airat Ichmouratov et la Messe en si par l’OSM et Kent Nagano), auxquels se greffent quelques autres visites internationales de très haut calibre : Masaaki Suzuki et son Bach Collegium Japan, les pianistes Sergeï Babayan et Jeremy Denk, ainsi que l’altiste Nils Mönkemeyer.

Christophe Huss