L’Off Festival de jazz atteint la majorité

Le 11 octobre, le quartet mené par François Bourassa (à l’avant-plan) occupera la scène du Lion d’Or.
Photo: Mathieu Rivard Le 11 octobre, le quartet mené par François Bourassa (à l’avant-plan) occupera la scène du Lion d’Or.

Ça y est, c’est fait. L’Off Festival de jazz vient d’avoir 18 ans, l’âge de la majorité, qui est aussi le moment des engagements divers. Pour l’heure, une chose est certaine : l’engagement arrêté par les animateurs de cet événement se conjugue avec ténacité, constance. Faire ce qu’ils font avec un budget à ranger au rayon du trois fois rien revient à jongler avec la baisse tendancielle du taux de profit. De-que-cé ? Passons.

Bien, pour la 18e édition de l’Off, les principaux acteurs de ce dernier, dont Jean-Jules Pilote, cheville ouvrière de cette fête musicale depuis ses débuts, ont fait la part belle, même très belle, aux musiciens d’ici comme des environs. Ces derniers vont se répandre dans neuf salles différentes d’ici le 14 octobre prochain.

Oui, on sait, géographiquement, leur infrastructure est si complexe qu’elle présente tous les signes de la géologie, celle des plaques tectoniques. Mais bon… Les lieux principaux ? Le Gesù, le Upstairs, le Dièse onze, le Lion d’Or et le Café Résonance.

Cela tant et non cela dit, de la programmation confectionnée, on a retenu tout d’abord la présence du formidable, il n’y a pas d’autre mot, quartet que dirige le pianiste François Bourassa. Le 11 octobre, ce dernier ainsi que le saxophoniste et flûtiste André Leroux, le contrebassiste Guy Boisvert et le batteur Greg Ritchie occuperont la scène du Lion d’Or. Mieux, à cette occasion, Bourassa lancera un nouvel album.

Le 7 octobre, donc ce soir, le saxophoniste, flûtiste et compositeur aussi convaincant qu’original Pierre Labbé déclinera les morceaux de son album Tromper Eustache à la tête du sextet qu’il a formé. Soit Frank Lozano au ténor et à la clarinette basse, Bourassa au piano, Bernard Falaise à la guitare, Normand Guilbeault à la contrebasse et Pierre Tanguay à la batterie. Où ? Au Dièse onze.

Le 8 octobre, au Café Résonance, le trio de l’humour baptisé les Malcommodes se produira à trois reprises dans la soirée. Les Malcommodes en question s’appellent Félix Stüssi au piano, Daniel Lessard à la contrebasse et l’impérial Pierre Tanguay à la batterie. L’entrée est gratuite, mais n’empêche évidemment pas les contributions volontaires histoire de retourner comme une crêpe les conséquences inhérentes à la baisse tendancielle du « machin-chose ».

Le 12 octobre à la Salla Rossa, le très étonnant Quartetski va détailler, déconstruire et reconstruire les oeuvres du génial Béla Bartók, ce que ses membres ont déjà réalisé au bénéfice de l’étiquette Ambiances magnétiques, sous le titre Quartetski Does Bartok. Les musiciens ? Pierre-Yves Martel à la basse et au synthétiseur, Isaiah Ceccarelli à la batterie, Bernard Falaise à la guitare, Philippe Lauzier à la clarinette basse et au saxophone soprano, Martin Tétreault aux platines et Guido Del Fabbro au violon.

Enfin, le 13 octobre, à ne pas rater la prestation d’un groupe qui, sur papier, est à ranger dans la catégorie des cadors, car il réunit les saxophonistes André Leroux et Al McLean, le contrebassiste Normand Guilbeault et le batteur Jim Doxas. C’est bien simple, ce quartet est le plus jazz, comme dans Dexter Gordon, de tout le festival.

Pour avoir une idée plus précise du reste de la programmation, on vous invite à aller sur le site de l’Off.