Festival Bach, dix ans en grand!

Viktoria Mullova
Photo: Onyx Classics Viktoria Mullova

Le Festival Bach de Montréal, pour sa 10e édition, organise, ce vendredi soir, un concert de haut vol, avec la venue de l’Accademia Bizantina et de Viktoria Mullova, qui ont marqué la discographie Bach avec leurs enregistrements Onyx. Après ce prélude, la fugue — le festival proprement dit — se déploiera du 18 novembre au 4 décembre et culminera avec la venue du violoncelliste vedette Yo-Yo Ma, le 2 décembre, à la Maison symphonique.

En 10 ans, le Festival Bach a présenté 193 concerts, dont un tiers ont été donnés par des artistes internationaux, des conférences, des cours de maître dans 36 salles de Montréal, attirant en tout 123 000 visiteurs. La manifestation s’est inscrite dans notre paysage comme une référence qui fait rayonner le nom de Montréal sur la planète baroque.

La venue de la grande Viktoria Mullova, ce vendredi, est l’un des événements de cette édition, comme le sera la visite de l’ensemble baroque français Café Zimmermann et de sa claveciniste Céline Frisch, les 26 et 27 novembre, pour une soirée (deux cantates et deux sonates) et une garden-party (concertos et suite en si mineur). Tout le monde attend aussi la visite de Yo-Yo Ma, le 2 décembre. La star du violoncelle présentera les Suites pour violoncelle nos 4 à 6.

Le Festival Bach n’oublie pas ses classiques. Ainsi, la Messe en si mineur sera interprétée par l’excellent Choir of Trinity Wall Street, de New York, dirigé par Julian Wachner. Ce choeur, rompu à Bach car engagé dans une intégrale des cantates à New York, sera en visite à Montréal, à l’église Saint-Jean-Baptiste, le 28 novembre.

La Passion selon saint Matthieu sera proposée trois fois par l’OSM et Kent Nagano, dans une mise en espace d’Alain Gauthier, les 30 novembre, 1er et 4 décembre, à la Maison symphonique. L’idée de scénographier les Passions se développe grandement ces dernières années. Le travail de Peter Sellars et Simon Rattle à Berlin a d’ailleurs été enregistré en vidéo. Julian Prégardien sera l’Évangéliste très attendu de ces concerts.

Les Variations Goldberg seront proposées à deux reprises : le 18 novembre, par le pianiste Sergei Babayan, à la salle Bourgie, et le 20 novembre, par Luc Beauséjour, à l’orgue de l’Oratoire. L’autre instrumentiste très attendu est le pianiste Konstantin Lifschitz, qui, le 3 décembre, en deux concerts, donnera l’intégrale des Partitas pour clavier.

Les ensembles d’ici seront également de la fête : Caprice, l’Orchestre de chambre McGill (pour les Brandebourgeois), Pentaèdre, Les Violons du Roy, le Trinity Choir et Daniel Taylor, Les Idées heureuses, Clavecin en concert, l’Orchestre de l’Agora, ainsi que le choeur de St. Andrew et St. Paul.

Viktoria Mullova et l’Accademia Bizantina

Concertos pour violon BWV 1041 et 1042. Concerto pour violon d’après le Concerto pour clavecin BWV 1053. Concerto pour violon et clavecin arrangé à partir du Concerto pour deux clavecins BWV 1060. Ottavio Dantone, clavecin et direction. Vendredi 11 novembre, 19 h 30. Église St. Andrew St. Paul.

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