Dvorák: Concerto pour violon. Romance. (+ Suk), Orchestre philharmonique d’Helsinki, John Storgards

Christian Tetzlaff est ce violoniste allemand qui revisita le Concerto pour violon de Brahms avec Paavo Järvi un soir d’été à Lanaudière. Même s’il est actif depuis les années 1990, Tetzlaff, qui a troqué en 2002 un Stradivarius contre un instrument d’un luthier contemporain (bravo !), atteint ces dernières années une maturité florissante, ce qui en fait l’un des archets les plus intéressants de la décennie, parvenant à une sorte d’épure, tant dans le jeu que dans le style. Cette probité discrète, mais absolue, Tetzlaff la documente chez Ondine. Ce Concerto de Dvorák, idéalement couplé à la Romance du même compositeur et à la Fantaisie de Suk, est sa troisième réussite majeure dans le grand répertoire concertant, après le 2e Concerto de Mendelssohn et le 1er Concerto de Chostakovitch. C’est de la musique à nu, sans épanchements, mais avec une acuité et une sagesse qui éblouissent.


Christian Tetzlaff joue le Concerto pour violon de Dvorak

Christian Tetzlaff

Classique

Dvorák : Concerto pour violon. Romance. (+ Suk). Orchestre philharmonique d’Helsinki, John Storgards. Ondine SACD ODE 1279-5