Festival de jazz - Oui à Brubeck et Aretha!

Martine Letarte Collaboration spéciale
Champion, accompagné de ses G-Strings et de l’orchestre I Musici de Montréal, présentera la première de son spectacle électro-lounge, °1.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Champion, accompagné de ses G-Strings et de l’orchestre I Musici de Montréal, présentera la première de son spectacle électro-lounge, °1.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Le Festival international de jazz de Montréal ratissera large cet été avec plusieurs soirées conceptuelles et des événements uniques en leur genre. Les festivités se dérouleront du 28 juin au 7 juillet et seront dédiées au pianiste et compositeur américain Dave Brubeck, décédé en décembre, six mois après avoir donné son ultime concert.

«Dave Brubeck était un vrai ami du festival, et chaque fois qu’il avait envie de venir, on lui ouvrait grand laporte », affirme Laurent Saulnier, viceprésident programmation et production du Festival international de jazz de Montréal.
 
Il a donné 14 concerts au festival de 1981 à 2011. «Il a été une des premières superstars du jazz, et le 7 juillet, à la salle Jean Duceppe, les fils de Dave Brubeck, The Brubeck Brothers Quartet, ont consenti à participer à un hommage à leur père», indique M. Saulnier.
 
Le festival présentera également cette année le retour de la « reine du soul », Aretha Franklin, le 29 juin à la salle Wilfrid-Pelletier. Ce sera sa deuxième escale au festival après un premier passage il y a cinq ans.
 
Pink Martini, un groupe multiculturel et polyglotte de Portland, en Oregon, donnera les concerts de préouver ture et d’ouver ture du festival les 27 et 28 juin. « Nous avons tissé une vraie fidélité avec le groupe qui, à chaque nouvel album, passe par Montréal, raconte Laurent Saulnier. Et le public en redemande: Pink Mar tini sera à Wilfrid-Pelletier deux soirs et ce sera archiplein. »
 
Gospel, soul, reggae pop et hymnes religieux seront à l’honneur lors du spectacle de clôture, puisqu’on a invité le Soweto Gospel Choir, de l’Afrique du Sud. C’est la première escale au festival pour cet ensemble d’une trentaine de membres qui a collaboré entre autres avec Céline Dion, Rober t Plant et Bono. Le concer t se tiendra à la Maison symphonique de Montréal.
 
Des occasions uniques

Le Festival de jazz est aussi l’occasion d’assister à des événements d’exception. Par exemple, Champion, accompagné de ses G-Strings et de l’orchestre I Musici de Montréal, présentera la première de son spectacle électro lounge, °1, le 6 juillet à la salle Wilfrid-Pelletier.« Aux dernières nouvelles, ils seraient une trentaine de musiciens sur scène et ce sera la seule fois que Champion présentera le show de cette façon à Montréal », indique M. Saulnier.
 
Le festival célébrera les dix ans des Triplettes de Belleville avec Benoît Charest et le Terrible Orchestre de Belleville, le 4 juillet, au Théâtre Jean-Duceppe. Le long métrage sera projeté derrière les musiciens.
 
Le festival accueillera aussi cette année la naissance de l’Orchestre national de jazz de Montréal, le 6 juillet, à la salle Jean-Duceppe. Au programme: un hommage à Joni Mitchell.
 
Le vice-président programmation et production parcourt la planète à la recherche de perles rares et il est toujours heureux de présenter à Montréal des ar tistes totalement inconnus. « Comme Chassol cette année, indique-t-il. Avec Indiamore, il projette un film sur l’Inde et il met en musique la parole des gens. C’est très intéressant, très flyé. »
 
La programmation du Jazz est touffue et Laurent Saulnier invite les gens à l’éplucher. «On ne peut pas tout dire, mais il y a plusieurs éléments à découvrir. Je pense par exemple au David Murray Infinity Quar tet, qui aura pour chanteuse invitée Macy Gray.»
 
La programmation extérieure sera annoncée le 4 juin.
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