Musique - Galaxie vers le Polaris?

Le groupe rock québécois Galaxie, mené par le guitariste de talent Olivier Langevin, connaît un bon succès d'estime depuis la parution de son troisième disque, Tigre et diesel. Tellement que Galaxie, qui sera dimanche au Festival d'été de Québec, est des dix finalistes du prix Polaris, récompensant le meilleur album du Canada. Le Devoir fait le point avec le leader du groupe.

Avec un peu plus de 5000 disques vendus et la nomination au Polaris, est-ce le plus bel accueil pour Galaxie depuis le premier album, en 2002?

Ce n'est pas tant le meilleur accueil, parce qu'on a toujours été vraiment bien reçus, mais il y a clairement plus de monde qui apprécie. J'aime bien ça, que ça touche plus de monde, et des gens différents. Ça donne le goût de faire un autre disque!

Cette année, une bourse de 2000 $ est accordée aux finalistes du prix Polaris. Parfait pour une nouvelle guitare?

J'aime mieux m'acheter du vin! On va se faire une belle veillée avec ça! Je joue avec ma Telecaster depuis 15 ans, j'ai une autre guitare électrique et une acoustique. That's it! J'ai l'impression qu'on va toujours rechercher le même son, peu importe l'instrument. Et je suis vraiment amoureux de ma Telecaster; avec elle, je vais où je veux.

Galaxie a commencé sa tournée plusieurs mois après le lancement du disque. Pourquoi?

D'habitude, ça prend quatre ou cinq mois pour que les fans connaissent les nouvelles chansons et on se disait toujours que ça serait l'fun de commencer la tournée là. On a tenté l'expérience et ça fonctionne. Le spectacle prend vie plus rapidement.

Pour la nouvelle tournée, il y a deux choristes sur scène avec vous. Ça change la dynamique?

C'était indispensable, les chansons demandaient ça. Le mélange de l'énergie des filles et le côté testostérone qu'on a depuis toujours, ç'a mis le feu à la tournée. Dans Galaxie, les filles jouent aussi des percussions, ça paraît beaucoup dans le groove.

Dimanche, vous jouez avant Malajube et Death From Above 1979. Auriez-vous aimé voir Malajube parmi les finalistes du Polaris?

On aurait été une petite gang de francophones au gala en septembre! Mais j'aurais surtout aimé ça que Neil Young soit là; j'aurais eu une chance de le croiser. Juste d'être dans la même bâtisse que lui, j'aurais été content.

Un extrait de Galaxie