Domaine Forget - Notes en Charlevoix

Le pianiste Marc-André Hamelin
Photo: Le pianiste Marc-André Hamelin

Le rythme des concerts qui viennent agrémenter ou documenter les stages musicaux du Domaine Forget est maintenant bien établi: trois soirs par semaine, les mercredis, vendredis et samedis, du 21 juin au 16 août. Et ces rendez-vous se font de plus en plus éclectiques.

Le Festival du Domaine Forget, qui, faute de budget, ne comprend pas cette année les Rencontres de musique nouvelle en Charlevoix du NEM, a quelques atouts pour attirer les mélomanes, même ceux qui viennent de loin. D'abord, la salle Françoys-Bernier, miracle d'acoustique que l'on sait. Il y a aussi, en fin de semaine, les brunchs musicaux. Devant leur légitime succès, ceux-ci ont été doublés cette année, avec un premier service à 10h30 et un second à 12h30. Ils se tiennent dans le nouveau pavillon du Domaine, construit après l'incendie, offrant, par beau temps, une vue imprenable sur le Saint-Laurent à 225 convives.

Le choix musical des brunchs est très large: des musiques celtiques à la chanson française, en passant par le jazz manouche. Il reflète l'éclectisme qui s'est emparé du Domaine depuis quelques années et dont témoigne le programme des diverses fins de semaine.

Les 20 et 21 juin, un concert de musique pour instruments à vent, comprenant une oeuvre de Richard Strauss, Du joyeux atelier de l'artiste (pour seize instruments), présentera les principaux professeurs oeuvrant en la matière au Domaine. Le lendemain, Les Violons du Roy et Alexandre Tharaud assureront l'ouverture dans un programme entièrement consacré à Bach. La semaine suivante, le vendredi sera consacré à un hardi programme-hommage à Stockhausen, alors que le concert du samedi présentera Gabriela Montero dans ses improvisations inspirées de grandes oeuvres du répertoire.

Écarts

Le mois de juillet s'ouvrira sur un week-end dédié aux jeunes artistes, en l'occurrence le guitariste français Judicaël Perroy et la soprano québécoise Marianne Fiset. La semaine suivante, le vendredi fera place à la danse, avec le groupe Ezdanza du chorégraphe Edgar Zendejas, alors que le lendemain Yoav Talmi dirigera une sélection des plus beaux airs et duos de Puccini, un concert qu'on entendra aussi à Lanaudière.

Les 18 et 19 juillet, l'écart sera encore plus extrême, avec une soirée de jazz vocal menée par la jeune prodige Nikki Yanofsky (vendredi) et un concert Dompierre-Mahler donné par l'OSQ et Jean-François Rivest. Tout à l'opposé, la fin de semaine suivante sera entièrement dédiée à la musique de chambre, sous l'égide du violoniste Régis Pasquier, avec, néanmoins, un concert mixte, samedi, qui s'achèvera par une rencontre entre Régis Pasquier et Oliver Jones dans les grands classiques du jazz.

Enfin, en août, le Domaine a prévu de grands concerts classiques, le 1er et le 2, avec Marc-André Hamelin, suivis d'un concert Haendel des Violons du Roy, puis d'une autre fin de semaine chambriste, avec notamment (le samedi 9 août) un concert du Quatuor à cordes de Moscou qui offrira le 7e Quatuor, de Chostakovitch, le 2e Quatuor, de Borodine, et le 2e Quatuor, de Tchaïkovski. Pour clore le festival, les 15 et 16 août — et faire place, ensuite, au jazz — la pianiste Louise Bessette présentera un hommage à Olivier Messiaen, avant que Daniel Taylor et son Theater of Early Music ne mettent un point final avec des musiques du temps de Bach.

Info: 1-888-336-7438.

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Collaborateur du Devoir