Le «Soleil» élimine ses pigistes

Photo: Archives Le Devoir

Les compressions font boule de neige au Soleil. L’élimination de 16,5 postes du quartier général du quotidien de la capitale force la mise à pied de tous les pigistes et des collaborateurs régionaux de l’Est, selon une disposition de la convention collective. Tous les collaborateurs des régions de l’Est-du-Québec, Portneuf et Charlevoix ont donc été remerciés jeudi, quelques heures après l’annonce des compressions à Québec. La mesure radicale touche Johanne Fournier, collaboratrice dans la région de Matane, Gilles Gagné, qui couvrait la Baie-des-Chaleurs depuis 20 ans, mais aussi Geneviève Gélinas à Gaspé, Carl Thériault à Rimouski et deux autres collaborateurs de la Côte-Nord. Dans tous ces cas, la fin de la collaboration est immédiate. La mauvaise nouvelle a été annoncée aux collaborateurs par courriel jeudi en soirée. Deux autres journalistes en poste à Sept-Îles et Baie-Comeau ne verront pas leur contrat renouveler à échéance, au début de l’année prochaine. La direction du Soleil a annoncé jeudi matin l’abolition de postes permanents à Québec. La mesure touche huit postes à la rédaction. Depuis 2008, environ 40 postes ont été abolis dans le quotidien de la capitale.

1 commentaire
  • Leclerc Éric - Inscrit 10 novembre 2014 14 h 41

    Pas de permanence, pas d'ancienneté, et pas de protection syndicale = bye! bye!

    Les journalistes-pigistes qui sont entrés au service de GESCA, après avoir participé à un stage en journalisme d'été savaient dès le départ, qu'ils n'avaient aucune sécurité d'emploi, sauf s'ils obtenaient une primeur pour laquelle même les meilleurs journalistes n'auraient pas eu accès.

    Les journalistes d'expérience qui ont aussi oeuvré dans les médias communautaires, ou d'autres boites de communication (radio et/ou télévision), avant d'être recrutés par "Le Soleil", doivent constamment - avec l'aide de leurs contacts ou de leurs recherches personnelles, apporter régulièrement des textes originaux ou des exclusivités pour se démarquer de leur concurrent, et même là ne sont pas assurés d'une pleine sécurité.

    Et les plates-formes électroniques qui nuisent considérablement au journal «papier», n'apportent pas de revenus publicitaires sur papier si les clients veulent à tout prix une visibilité sur le web.