L'ombudsman de Radio-Canada quittera son poste avant la fin de son mandat

Julie Miville-Dechêne quittera ses fonctions le 31 juillet prochain.<br />
Photo: Source Radio-canada Julie Miville-Dechêne quittera ses fonctions le 31 juillet prochain.

Neuf mois avant la fin de son mandat, l'ombudsman de Radio-Canada, Julie Miville-Dechêne, quittera ses fonctions le 31 juillet prochain pour poursuivre sa carrière en dehors du monde des médias, a annoncé hier la société d'État.

L'ancienne journaliste s'est faite discrète, refusant d'accorder des entrevues ou d'expliquer les raisons de son départ précoce. Elle a toutefois publié sur son blogue, hier en fin d'après-midi, un texte intitulé «Merci et au revoir», où elle remercie les auditeurs de la confiance qu'ils lui ont témoignée au cours de son mandat, qui aura duré un peu plus de quatre ans.

«Bien sûr, nous n'avons pas toujours été d'accord. Il y a une bonne part de perception dans la façon dont le contenu journalistique est reçu, écrit-elle. Toutefois, pendant quatre ans, j'ai reçu de nombreuses plaintes pertinentes et bien documentées. Je salue votre perspicacité.» Première femme à occuper le poste d'ombudsman pour la Société Radio-Canada, Mme Miville-Dechêne a aussi indiqué que ses «années passées à analyser le travail journalistique» lui ont permis de «prendre du recul».

La direction de Radio-Canada n'a pas voulu commenter, hier, l'annonce du départ de son ombudsman. C'est plutôt dans une courte note interne, envoyée le 22 juillet dernier aux employés de la Société et obtenue par Le Devoir, que le président-directeur général, Hubert T. Lacroix, a souligné le travail de la démissionnaire. «Sa connaissance du métier a contribué à démystifier le processus journalistique auprès des auditeurs et à faire comprendre au grand public le contexte dans lequel des erreurs peuvent parfois être commises», écrit-il.

Le nombre de demandes d'enquête ayant augmenté durant le mandat de Mme Miville-Dechêne, M. Lacroix en conclut que son travail a permis d'accroître la confiance du public envers le service d'ombudsman et qu'il a «modernisé la fonction, lui a donné une plus grande visibilité». Les recherches d'un successeur à Julie Miville-Dechêne ont déjà débuté à l'interne et à l'externe, précise M. Lacroix, mais aucune candidature n'a encore été dévoilée.
2 commentaires
  • France Marcotte - Inscrite 27 juillet 2011 07 h 37

    Trop efficace?

    "Le nombre de demandes d'enquête ayant augmenté durant le mandat de Mme Miville-Dechêne, M. Lacroix en conclut que son travail a permis d'accroître la confiance du public envers le service d'ombudsman..."

    M.Lacroix pourrait aussi en conclure autre chose. C'est que Radio-Canada devient de plus en plus suspect.

  • Assez merci - Inscrit 27 juillet 2011 18 h 47

    Enfin, je peux dire...

    Il était très difficile de donner son opinion sur le blog de R C et de paraitre sur l`écran.
    Surtout depuis 1an , si vous dénonciez le gouvernement d`israel et que vous donniez des faits sur le fédéraliste non fonctionnel.

    Même dénoncé à Mme. Julie Miville-Dechêne, la censure, le controle de l`information et opinion existaient énormément.

    Ce qu`elle disait ( pas de censure à R C ) n`était aucunement un fait puisque qu`au bon vouloir de celui qui lisait les dires avant parrution étaient refusés si même la vérité était exposé et biien documentée!

    Je suis persuadé que les hommes de harper, le congrès juifs avaient fait leur lobbying auprès de la direction pour que la pédale douce soit mise sur les sujets qui ne leur plaisait pas!

    Il n`y avait pas de libre opinion sur leur blog de R C car très bien controlé pour ne pas déplaire à certains.

    Elle a peut-être subit trop de pressions? Mais on le saura jamais car elle veut continuée à travailler dans le milieu.

    On s`appelle pas tous des Normand Lester!