«Cinépistolaire»: fenêtre sur l’intimité des cinéastes

Cette première création originale du cinéma Public ne semble pas avoir imposé de critères particuliers, si ce n’est que chaque épisode possède six capsules, donc trois correspondances par cinéaste.
Photo: Lina Rodriguez Cette première création originale du cinéma Public ne semble pas avoir imposé de critères particuliers, si ce n’est que chaque épisode possède six capsules, donc trois correspondances par cinéaste.

À la manière des lettres d’autrefois, mais avec les outils d’aujourd’hui, le cinéma Public a proposé à cinq duos de cinéastes canadiens de s’envoyer des correspondances filmées. Cinépistolaire se veut donc une fenêtre sur l’intimité de ces artistes aux origines variées qui se racontent des histoires qui le sont tout autant.

Cette première création originale du cinéma Public ne semble pas avoir imposé de critères particuliers, si ce n’est que chaque épisode possède six capsules, donc trois correspondances par cinéaste. Si certains d’entre eux parlent directement à la caméra et à leur correspondant, d’autres font appel à la narration, utilisent des sous-titres, sans voix, ou des images de nature, parfois avec son, parfois sans. Bref, le style est éclaté, si bien qu’il peut parfois être difficile de s’y retrouver.

L’expérience — car c’en est bien une — ne demande toutefois pas au public de comprendre la raison derrière chaque mot et chaque image. Il faut plutôt se laisser porter par les épisodes aux durées diverses. Il faut écouter, de la même façon que les cinéastes s’écoutent et se répondent à travers leurs lettres filmées. Vietnamien, anichinabémowin, français, anglais, espagnol. Nombreuses sont les langues utilisées dans la série, mais cela n’impose aucune barrière à la compréhension de l’autre.

Inhérent à la pandémie, ce projet est une preuve que l’art naît partout et sous de nombreuses formes. Cela n’est pas forcément gage d’accessibilité et de qualité, mais n’en demeure pas moins intéressant.

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