«The Cycle: Frontier»: un «looter-shooter» qui vaut le détour

Les joueurs incarnent des «prospecteurs», sorte d’aventuriers qui descendent à la surface de la planète Fortuna III pour y récupérer de précieuses ressources au péril de leur vie.
Photo: YAGER Development Les joueurs incarnent des «prospecteurs», sorte d’aventuriers qui descendent à la surface de la planète Fortuna III pour y récupérer de précieuses ressources au péril de leur vie.

The Cycle: Frontier est un jeu de tir à la première personne qui a connu un développement mouvementé. À l’origine intitulé The Cycle, le jeu était une énième battle royale qui est passé sous le radar d’un genre déjà saturé. Le studio allemand YAGER a donc changé sa recette pour faire entrer son titre dans le genre looter-shooter, dont la popularité est en plein essor grâce à l’excellent Escape from Tarkov.

Gratuit et plus accessible que ce dernier, The Cycle: Frontier se déroule à la fois sur la planète Fortuna III et sur la station spatiale Prospect Station. Les joueurs incarnent des « prospecteurs », sorte d’aventuriers qui descendent à la surface de Fortuna III pour y récupérer de précieuses ressources au péril de leur vie. Cette planète autrefois habitée par les humains est désormais un champ de ruines sur lequel la faune locale, hostile, a repris ses droits.

Trois grandes factions

 

L’économie de Prospect Station, où se trouvent nos quartiers personnels, est dominée (pour le moment) par trois grandes factions : Korolev, Osiris et l’ICA. Celles-ci nous font faire essentiellement leur sale besogne sur Fortuna III. Chaque contrat rapporte des K-Marks, la devise de base sur la station, ainsi que des points de faction, qui donnent accès à du meilleur équipement. On reçoit aussi des scrips, qui permettent d’améliorer nos quartiers.

La boucle de jeu est simple, mais addictive. On accepte d’abord un contrat (une quête). On atterrit ensuite sur Fortuna III, en solo ou en équipe, avec l’équipement que l’on juge nécessaire pour accomplir notre mission ― et qu’on est prêt à perdre en cas d’échec. On accomplit ladite mission, qu’il s’agisse de récupérer de précieuses ressources, de déposer un objet à un endroit précis ou de tuer certains spécimens de la faune locale. En cours de route, on pille tout ce qui nous semble digne d’intérêt et on tue les autres joueurs qui se dressent au travers de notre chemin.

Lorsqu’on est prêt à quitter Fortuna III, on se rend à l’un des sites d’extraction où un vaisseau vient nous chercher. En cas d’extraction réussie, on garde tout ce qu’on a pillé lors de notre incursion. Si, au contraire, on est tué durant l’aventure, on perd tout ce qu’on avait pillé et apporté au préalable. Rincez et répétez.

Le maniement des armes

 

Au moment où ces lignes étaient écrites, les joueurs pouvaient explorer deux cartes, dont l’une possède un environnement plus dangereux que l’autre. Leur conception est l’un des points forts du jeu. Chacune est constituée d’espaces ouverts parsemés de nombreux points d’intérêt où l’action est la plus susceptible de se produire. Fortuna III est à la fois une planète vivante, garnie d’une végétation luxuriante, un monde rempli de richesses et un énorme terrain de jeu où la tension nous tient constamment en haleine.

Le maniement des armes, central dans un jeu de tir, est plutôt bon. Les armes sont bien conçues, variées et les tirs sont percutants, aidés par une conception sonore tonitruante. Tout n’est pas parfait pour autant, puisque The Cycle soufre d’un problème d’équilibrage. L’équipement, y compris les armes et les armures, est divisé en plusieurs niveaux de raretés. Ce système rend les affrontements avec des joueurs mieux équipés extrêmement difficiles à gagner, même à compétence égale. Et difficile devient carrément impossible pour un joueur solo qui croise le chemin d’un duo ou d’un trio bien équipé. Il vaut mieux alors battre en retraite et espérer passer inaperçu.

The Cycle: Frontier

★★★ 1/2

Développé et publié par YAGER Development. Gratuit sur Microsoft Windows (Steam et Epic Games Store).

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