«On va tous mourir»: juste la fin du monde

Baruchel se montre peu optimiste quant au futur du genre humain, fasciné et effrayé par les causes possibles de notre éventuelle extinction.
Photo: Crave Baruchel se montre peu optimiste quant au futur du genre humain, fasciné et effrayé par les causes possibles de notre éventuelle extinction.

La fin du monde nous effraie tous. Et les crises politique, environnementale et de santé publique des dernières années n’aident pas trop à calmer cette phobie d’une apocalypse imminente. C’est aussi une peur qui habite l’acteur canadien Jay Baruchel (Le Trotsky,Goon), coproducteur et animateur d’On va tous mourir, une chouette série documentaire sur un sujet qui ne l’est pas trop : les différentes manières dont l’humanité pourrait disparaître.

Les plus pessimistes et anxieux face à l’avenir incertain de notre espèce voudront peut-être éviter ce panorama des possibles fins du monde, de peur d’alimenter leurs angoisses, et pourtant, ils se priveraient tout de même de raisons d’espérer. Car bien que Baruchel se montre peu optimiste quant au futur du genre humain, fasciné et effrayé par les causes possibles de notre éventuelle extinction, il entreprend une recherche de solutions plausibles, ou à tout le moins imaginables, auprès de scientifiques et d’experts de divers domaines, qui, faute d’offrir des solutions rassurantes et simples, laissent entrevoir un peu de lumière au bout du tunnel.

Chacun des six épisodes de la série, dont le ton oscille entre l’humour truculent et l’observation réfléchie, se penche sur une cause possible de fin du monde : un astéroïde géant, une catastrophe nucléaire, une pandémie, une invasion extraterrestre, une éruption volcanique, sans oublier le désastre climatique qui nous guette. Les découvertes et les travaux de certains des nombreux experts interrogés sur les moyens possibles d’éviter ces catastrophes ne nous rassurent jamais complètement, mais ils éclairent sur ce qu’il est possible de faire pour éviter le pire… de notre vivant. C’est déjà beaucoup.

 

On va tous mourir

Crave (en V.O.A. et V.F.), dès le 30 avril

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