«Charlebois à Ducharme»: Robert chez son Réjean

Le chanteur Robert Charlebois
Photo: Bruno Destombes Le chanteur Robert Charlebois

Soixante-dix minutes de Réjean Ducharme à la télévision. Impossible ! Y’a rien à voir chez Réjean-pas-d’photos. Rien que des mots. Certes, les mots les plus palpables, 3D, Sensurround et odorama de la littérature québécoise, donnés en romans, pièces de théâtre, scénarios de films… et paroles de chansons. Oui ! Les chansons ! De quoi faire une saprée bonne émission.

Tounes supérieurement tounes, la plupart chantées par Robert Charlebois sur des musiques de Robert Charlebois. Lequel est encore parmi nous, en bonne forme de Garou. Lequel a rapaillé au printemps les éparpillées de Ducharme sur un même album, intitulé Charlebois à Ducharme. Cinq étoiles sur cinq dans Le Devoir. Ça justifiait une perfo, au moins pour les caméras. Mieux vaut une captation sanitaire à terre que des « culottes pas zippées ».

Le formidable orchestre de la tournée d’avant la pandémie (Robert en CharleboisScope) avait encore envie de vivre, et ce répertoire méritait que « ça arrive à manufacture ». Tout est tout le temps bon, comme de raison. Robert chez son Réjean, ce sont des bravos et jamais des « chous » (tout comme le dit Ducharme dans J’veux d’l’amour).

Qui plus est, le Charlebois se fend d’anecdotes ducharmiennes perso, des noires et blanches et des colorées. Et puis, pas chérant mais pas chiche, on obtient des lectures à voix haute et haute teneur de ti-bouts de romans par les Didier Lucien, Marie Tifo, Cynthia Wu-Maheux et Marcel Sabourin. Rien de compliqué. Le Ducharme à Charlebois et à nous autres, c’est juste ça et c’est en masse.

 

Charlebois à Ducharme

Télé-Québec, vendredi, 21 h



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