​Sur vos écrans: sélection internationale

Les acteurs Natalia Martinez (Aracely) et Jesus Sida (Paquito) de la série «Somos».
Photo: Netflix Les acteurs Natalia Martinez (Aracely) et Jesus Sida (Paquito) de la série «Somos».

Des habitants et un massacre

Il y a un peu plus de 10 ans, plus précisément en mars 2011, la petite ville mexicaine d’Allende, à une soixantaine de kilomètres de la frontière avec le Texas, était le théâtre d’un terrible événement. Pendant trois jours, des dizaines de membres du cartel Los Zetas ont massacré environ 300 de ses habitants (le nombre exact devictimes est encore aujourd’hui inconnu). Leurs dépouilles ont par la suite été brûlées, les maisons ont été pillées et, dans bien des cas, complètement détruites.

En 2017, l’article « How The U.S. Triggred a Massacre in Mexico » de Ginger Thompson, paru dans le média d’enquêtes en ligne américain ProPublica (plus tard récompensé d’un prix Pulitzer), démontrait que la Drug Enforcement Administration (DEA) était en partie responsable de ce massacre. Le producteur et scénariste américain James Schamus, un complice de longue date d’Ang Lee (The Ice Storm, Tigre et dragon, Brokeback Mountain), s’est basé sur cet article pour créer et coscénariser la minisérie Somos., sa première incursion du côté de la télévision.

Les six épisodes de cette production tournée en espagnol, comptant dans sa distribution des acteurs professionnels et non professionnels, racontent le destin de certains habitants de la ville avant et pendant ces terribles événements, et semble privilégier le point de vue des victimes. Aucun épisode n’a été mis à la disposition de la presse, mais la bande-annonce, sous des dehors anecdotiques, laisse deviner qu’il s’agit là d’une œuvre qui ne laissera pas indifférents ceux qui s’y aventureront.



Nous sommes. (Somos. en version originale espagnole)
Netflix, dès le 30 juin
   

Le poids de la couronne

Il y a dans cette nouvelle série dramatique suédoise tous les ingrédients pour qu’elle devienne un succès « netflixien » : des adolescents tourmentés et bien (trop) nantis, des rivalités amoureuses et des têtes couronnées. Il reste à voir si la recette de Jeunesse royale sera gagnante. Le drame en six épisodes se penche sur la « nouvelle » vie du prince Wilhelm, qui tente tant bien que mal de s’adapter à la vie dans le pensionnat prestigieux qu’il fréquente et où il souhaite mener une vie qui lui ressemble, sans le poids des apparences.

 
Photo: Netflix Une scène tirée de la série «Jeunesse royale» de Netflix

Mais c’était compter sans la présence « d’amis » et de camarades plus ou moins bien intentionnés, qui l’empêchent d’oublier son rang et ce qu’on attend de lui. Il reste à voir si cette prémisse « payante » s’avérera développée avec assez de fils narratifs accrocheurs pour conquérir le public de « jeunes adultes » qui est visé par ce type de production.



Jeunesse royale
Netflix, dès le 1er juillet
   

Entre romances et réminiscences d’adolescence

Le « 56 k » du titre fait référence au débit des modems dont on disposait au tournant du siècle pour se connecter à Internet. Les personnages de trentenaires qui peuplent cette nouvelle comédie romantique italienne se souviennent de cette époque, pas si lointaine où ils étaient des adolescents et découvraient les « vraies affaires » sur la Grande Toile, qui a alors bouleversé leurs existences et leur permet aujourd’hui de connecter à nouveau… Les quelques extraits que nous avons pu voir laissent croire qu’on aura droit à un bon bol de nostalgie d’une époque où il fallait beaucoup de temps pour accéder à une page Web et à des histoires de cœur sirupeuses.



Génération 56k
Netflix, dès le 1er juillet

À ne pas manquer

Les (faux) superhéros de la Révolution américaine
 

À quelques jours de la fête nationale des Américains, ce film d’animation pour adultes détourne allègrement la réalité historique de la fondation des États-Unis en empruntant aux films de science-fiction, aux films d’action « à gros bras » et à ceux de superhéros, avec une bonne grosse dose de vulgarité. Dans une réalité « alternative » à la temporalité à géométrie variable, George Washington et ses acolytes (dont Sam Adams, le grand amateur de bière… et Thomas Edison, ici devenu une femme !) entrent en guerre contre l’occupant britannique de façon peu commune et dans une langue plus que fleurie… Pas tellement surprenant quand on sait qu’il s’agit de l’œuvre de Matt Thompson, un des créateurs de la série parodique Archer.



La révolution américaine, le film (America, The Motion Picture, V.O.A.)
Netflix, dès le 30 juin



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