«Le dernier vol de Raymond Boulanger»: téméraire, pas juste dans les airs

Photo: Crave

L’ex-pilote québécois Raymond Boulanger, qui s’est fait arrêter au début des années 1990 lors d’une des plus grosses saisies de drogue au pays, à Casey en Haute-Mauricie, aurait fait un excellent personnage de fiction. Sans peur et sans regrets, à la recherche de sensations fortes, fort en gueule et fier de ses exploits, il constitue également un très beau sujet de documentaire. C’est sans doute pourquoi Marc-Antoine Audette et Sébastien Trudel, qui se sont fait connaître pour leurs frasques de Justiciers masqués, ont eu l’idée de cette minisérie consacrée à cet homme sans demi-mesure, à l’aise et généreux (peut-être trop ?) devant la caméra.

Nous n’avons malheureusement pu voir que le premier épisode de ce portrait biographique en quatre chapitres, dans lequel l’ex-pilote, qui se qualifie lui-même de «mercenaire», se confie avec verve et un plaisir évident sur son passé digne d’un roman d’aventures. Malheureusement, car cette introduction au personnage, qui couvre le début de sa carrière dans les airs jusqu’à ses premiers contacts avec la CIA et le monde interlope, se laisse dévorer comme un roman policier particulièrement bien tourné.

Les scénaristes, Trudel, Audette, et Catherine Brunet, et le réalisateur, Sébastien Trahan, ont en effet réussi à construire un récit chronologique enlevant à la facture visuelle un peu échevelée mais fort réussie, malgré la structure relativement classique, avec ses « têtes parlantes » de proches et de connaissances de Boulanger et d’experts du crime organisé et de l’aviation, et ses incontournables images d’archives. On a hâte de voir la suite !  

Le dernier vol de Raymond Boulanger

Crave, dès le 19 août