Des fictions sombres et étranges

Emmanuel Bédard, interprète pour le balado «Solstice»
Photo: Théâtre Niveau Parking Emmanuel Bédard, interprète pour le balado «Solstice»

Solstice

Le Théâtre Niveau Parking, à Québec, s’est lancé dans le balado en offrant il y a quelques jours les quatre premiers épisodes (sur cinq) de Solstice, une production de fiction — un sous-genre en expansion dans l’audio pour emporter.

Sous la direction de Charles-Étienne Beaulne, cinq auteurs de la Vieille Capitale (David Bouchard, Jean-Michel Girouard, Isabelle Hubert, Monika Pilon et Erika Soucy) ont chacun créé une histoire distincte montée de toutes pièces. On comprend au fil de l’écoute que tout se déroule toutefois en parallèle, avec comme trame de fond le Château Frontenac, le 21 juin.

Sans être déplacé, Solstice ne fait pas toujours dans le 7 à 77 ans. Chaque épisode met en scène un crime, et le ton oscille entre le drôle, le grinçant et le dérangeant (l’histoire d’Erika Soucy est à cet égard assez… spéciale ?). Enregistré en audio 3D, Solstice est donc une proposition assez stimulante et originale, qui peut s’écouter à la pièce ou comme un tout. En prime, elle permet de faire découvrir des auteurs.

Un petit bémol : le jeu est peut-être un peu gros pour compenser l’absence d’images dans le récit, mais le tout s’explique en partie par la mise en scène de personnages souvent plus grands que nature.

Fréquences

Restons dans le balado de fiction. Radio-Canada en a produit quelques-uns dans les derniers mois, dont Fréquences, qui se décline en six épisodes d’un peu moins de 20 minutes. C’est donc l’équivalent d’un long métrage de fiction audio, quoi.

Fréquences propose une enquête, celle de Clara, une journaliste (interprétée par Ève Landry) qui retourne un peu contre son gré dans son village natal, où un paquet d’affaires ne semblent pas réglées pour elle. Elle doit s’occuper de son frère, mais un autre dossier, celui du « hum » — un gros bruit mystérieux —, finira par la happer et la ramener à son passé.

Les épisodes, réalisés par Guillaume Tellier, sont portés par des comédiens d’expérience, comme Ludivine Reding, Mani Soleymanlou, Marc Messier et Nathalie Breuer. Il faut s’intéresser au surnaturel pour vraiment apprécier Fréquences, quoique le travail sonore réussit à nous amener doucement mais sûrement jusqu’à la fin du récit mystérieux de Clara.