«Au pic et à la pelle»: l’archéologie québécoise au quotidien

Cette introduction aux travaux pas toujours glamour des archéologues d’ici se révèle fort intéressante.
Photo: Historia Cette introduction aux travaux pas toujours glamour des archéologues d’ici se révèle fort intéressante.

Historia « surprend » agréablement en proposant cette production originale qui cadre justement avec son mandat des premières années : une série documentaire qui donne à voir le quotidien d’archéologues québécois lorsqu’ils sont « sur le terrain ».

Ou plus précisément, celui des archéologues qui travaillent au sein de firmes privées. Car tous les professionnels (tous passionnés, et pour la plupart passionnants) dont nous suivons les travaux de toutes sortes un peu partout au Québec, au fil des dix épisodes de cette série, travaillent dans le secteur privé, pour le compte de municipalités ou d’autres organisations qui nécessitent leurs services. Ceux qui se sont intéressés aux récents articles dans nos pages sur les clivages entre les archéologues des universités et ceux du privé risquent de rester sur leur faim…

Cela dit, cette introduction aux travaux pas toujours glamour des archéologues d’ici se révèle tout de même fort intéressante, car elle présente plusieurs types d’interventions, qui vont de la découverte de pieux de la première grande palissade de Montréal à l’inspection de travaux de réfection en zone patrimoniale d’importance, à la recherche « préventive » de vestiges avant la construction de bâtiments neufs. Elle permet de nous faire réaliser les contraintes et limites de la pratique de cette discipline en milieu habité ou non, la patience qu’elle exige et les résultats pas toujours « concluants » une fois les fouilles terminées. Souhaitons une suite qui mettra mieux en lumière le contexte historique entourant ces recherches et qui lorgnera peut-être du côté de l’archéologie « universitaire ».

 

Au pic et à la pelle

Historia, vendredi, 21 h