Une cérémonie sans maître et une rentrée généralisée

«Evil» raconte les enquêtes sur des mystères et phénomènes paranormaux.
Photo: CBS «Evil» raconte les enquêtes sur des mystères et phénomènes paranormaux.

Cette semaine, c’est au tour de nos voisins du sud de fêter le meilleur de leur très, trop abondante production télévisuelle, puis le début leur programmation automnale. Morceaux choisis.

Finalistes favoris,sans animateur

 

Après les Oscar, c’est au tour de la cérémonie de remise des prix Emmy de se retrouver orpheline de maître de cérémonie. Mais cette fois-ci, il s’agit d’une décision pas du tout précipitée… Dans certaines entrevues accordées aux médias culturels américains, le patron de Fox Entertainment (qui produit la cérémonie), Charles Collier, laissait entendre que certains présentateurs de prix feront plus que leur tâche habituelle, qu’il y aurait des numéros de variétés et des surprises, et que l’émission serait « divertissante ». Croyons-le sur parole…

Sans grande surprise, deux séries cultes qui se sont terminées cette année dominent la course et devraient être récompensées à plusieurs reprises : l’épique Game of Thrones, qui a reçu un nombre record de 32 nominations, et la comédie politique Veep, dont la vedette, Julia Louis-Dreyfus, a gagné le prix de la meilleure actrice lors des six premières saisons de cette production. Et pourquoi pas un septième ?


The 71th Primetime Emmy Awards
Fox et CTV, dimanche, 20 h

 

Rentrée généraliste

 

Après la fête, la rentrée. Dès lundi, les grands réseaux américains lanceront leur programmation automnale, émaillée de quelques nouveautés. Certaines qui semblent bien ternes (dont certains drames policiers et judiciaires assez conventionnels) ou dont la prémisse laisse entrevoir une très courte existence en ondes… Voici quelques propositions qui piquent la curiosité, et qui ont déjà reçu des commentaires pas trop négatifs de critiques spécialisés qui ont la chance d’en visionner quelques épisodes.

Le bien nommé thriller Evil (CBS et Global, jeudi, 22 h) raconte les enquêtes sur des mystères et phénomènes paranormaux liés à la religion par un trio improbable formé d’une psychologue pas tellement croyante, un prêtre en devenir et un charpentier… Cette nouvelle création du duo Robert et Michelle King, qui a fait sa marque avec The Good Wife et plus récemment The Good Fight, a allumé et surtout terrifié plusieurs critiques.

 
Photo: Bell Média «Stumptown», avec Cobie Smulders

On reste dans l’enquête, cette fois un peu plus déglinguée avec Stumptown (ABC et CTV mercredi, 22 h), une adaptation de romans graphiques racontant les aventures de Dex Parios (incarnée par Cobie Smulders), une vétérane de l’armée victime de choc post-traumatique qui a du mal à s’adapter à la vie civile, criblée de dettes de jeu, alcoolique et pas particulièrement sympathique au premier abord, qui ne trouve rien de mieux pour joindre les deux bouts que de devenir détective privée aux méthodes pas tellement douces dans sa ville natale, Portland, en Oregon. Beaucoup d’action, mais pas seulement ça. À essayer.

 
Photo: Rogers Media «Mixed-ish», l'histoire d'une famille biraciale et passablement hippie.

Il n’est pas rare que les séries à succès génèrent après quelques années de diffusion une production dérivée de leur univers. Il est plus exceptionnel qu’elles en enfantent deux, surtout lorsqu’elles ne sont pas terminées. C’est pourtant ce qui arrive à la très bonne comédie de situation aux accents politiques Black-ish (ABC et Citytv, mardi, 21 h 30), qui dresse le portrait depuis cinq saisons d’une famille afro-américaine à l’aise financièrement. Après Grown-ish, qui suivait les aventures de l’aînée à son entrée à l’université, voilà que débute Mixed-ish (ABC et CityTv, mardi, 21 h), un antépisode qui raconte l’enfance mouvementée de la mère, au sein d’une famille biraciale et passablement hippie, qui doit s’adapter à la vie banlieusarde au cœur des années 1980, après le démantèlement de la commune où elle vivait. Les critiques consultées sont très divisées au sujet de cette nouveauté. Mieux vaut se faire sa propre opinion…

Le visionnement de la semaine

Après un hiatus de deux ans qui a mené au renvoi de son principal acteur, Jeffrey Tambor, accusé de harcèlement sexuel, voilà que la comédie dramatique créée par Jill Soloway revient pour un ultime chapitre, et insistons ici sur le singulier. Nous retrouverons la famille Pfefferman, désormais en deuil de son « patriarche » Maureen, dans un long épisode qui empruntera beaucoup à la comédie musicale. La bande-annonce laisse croire que l’esprit de la série est préservé.

Transparent Musicale Finale
Prime Video, dès vendredi


Portrait d'un plasticien

Signataire du Manifeste des plasticiens, publié dans les années 1950 en réponse à leurs « aînés » automatistes, le peintre montréalais Jean-Paul Jérôme, décédé il y a maintenant 15 ans, est au centre de ce documentaire qui met en lumière son travail, à travers de riches archives. Si cette incursion dans son corpus ne suffit pas, il sera possible d’y plonger au Musée d’art de Joliette dès le 5 octobre prochain.

Jean-Paul Jérôme : la couleur, la lumière, la forme
Artv, lundi, 21 h 30

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