«I Am the Night»: sombres origines

<p>On se laisse prendre rapidement par l’histoire aux contours en apparence invraisemblables (et pourtant vrais!) de ce polar.</p>
Photo: Bell Média

On se laisse prendre rapidement par l’histoire aux contours en apparence invraisemblables (et pourtant vrais!) de ce polar.

L’affaire du Dahlia noir, meurtre irrésolu de l’aspirante actrice Elizabeth Short à Los Angeles à la fin des années 1940, fascine depuis longtemps et a inspiré nombre d’œuvres de fiction, autant en littérature qu’au cinéma, et même des jeux vidéo.

Voilà que cette nouvelle minisérie de suspense, dont les deux premiers épisodes sont réalisés par Patty Jenkins (Wonder Woman, Monster), revisite ce mystère persistant à travers une histoire inspirée de faits réels. I Am the Night emprunte beaucoup à l’autobiographie de Fauna Hodel, une jeune fille blanche de la banlieue de Reno, adoptée par une femme noire bien avant le Civil Rights Act et qui découvre au milieu des années 1960 que sa mère biologique est issue d’une famille californienne bien nantie, les Hodel, et dont un membre influent aurait été associé de près au célèbre meurtre…

On suit d’abord en parallèle la quête d’identité de Fauna — incarnée avec la candeur et la détermination nécessaires par India Eisley — sur fond de ségrégation raciale persistante, et le parcours cahoteux d’un ex-marine et journaliste déchu, devenu paparazzi au bout du rouleau, incarné avec un plaisir évident par Chris Pine, habitué aux rôles plus « héroïques ». On vous laisse découvrir comment leurs destins se croiseront…

On se laisse prendre rapidement par l’histoire aux contours en apparence invraisemblables (et pourtant vrais !) de ce polar aux ressorts dramatiques parfois un peu trop appuyés, heureusement bien servi par des interprètes investis et une réalisation efficace. Et on a surtout hâte d’arriver au bout des six épisodes pour découvrir une nouvelle lecture de ce mystère devenu un mythe hollywoodien à part entière.

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I Am the Night

Bravo, lundi, 21 h