«Vivre ensemble»: ensemble, ce n’est pas tout…

Chacun des épisodes s’intéresse à un type particulier de cohabitat (intergénérationnel, d’amis et de femmes), à partir de l’exemple de deux communautés différentes.
Photo: TV5 Chacun des épisodes s’intéresse à un type particulier de cohabitat (intergénérationnel, d’amis et de femmes), à partir de l’exemple de deux communautés différentes.

Le sous-titre de Vivre ensemble, De rêve et d’utopie, est trompeur, même s’il n’est pas mensonger pour autant… Dans ces trois épisodes, des gens du Québec, du Royaume-Uni, du Danemark et de l’Allemagne qui ont choisi de faire leur vie dans une communauté tissée serrée, mais pas trop, expliquent comment et pourquoi ils ont réalisé ce rêve que plusieurs considèrent relever de l’utopie.

Les témoignages recueillis par le réalisateur Pascal Brouard nous ancrent dans le « concret » de ce qu’implique le choix d’un tel mode d’habitation, des efforts et concessions qu’il demande, mais aussi et surtout des nombreux avantages qu’en retirent ceux qui le pratiquent.

Chacun des épisodes s’intéresse à un type particulier de cohabitat (intergénérationnel, d’amis et de femmes), à partir de l’exemple de deux communautés différentes. La trame narrative de ces portraits de communautés est entièrement brodée par les témoignages des habitants de ces communautés : pas de narration explicative, pas de mise en contexte plus globale, pas de statistiques… Un peu d’information sur la portée de ce phénomène, que l’on devine de plus en plus populaire en Occident, aurait été le bienvenu.

Il s’agit là de la principale faiblesse de cette série autrement fort sympathique, joyeuse et porteuse d’espoir pour ceux qui rêvent de vivre ainsi : l’enthousiasme des « cohabitants » qu’on y entend et qu’on voit interagir dans leur vie quotidienne commune est particulièrement contagieux. Et en ce sens, le sous-titre est particulièrement bien choisi…

Vivre ensemble

TV5, lundi, 19 h, rediffusion mercredi, 22 h