«On va s’aimer un peu, beaucoup»: régler ça en famille

Scène tirée de «On va s’aimer un peu, beaucoup»
Photo: TV5 Scène tirée de «On va s’aimer un peu, beaucoup»

La pratique du droit familial est une source d’inspiration qui peut s’avérer très riche en fiction… La preuve « locale » en est la série dramatique Ruptures, qui entremêle habilement les conflits souvent complexes des clients aux vies privées bien chargées des avocates. Sur un ton autrement plus léger et « anecdotique », la série comique française On va s’aimer un peu, beaucoup adopte à peu près le même modèle en ajoutant une petite couche « familiale » supplémentaire : une mère et sa fille sont responsables de la plupart des cas qui y sont traités. Complètent ce duo pas souvent sur la même longueur d’onde des collègues féminines qui ont droit au même traitement hybride.

Les affaires de cour et de cœur qui servent de fils conducteurs aux épisodes n’ont rien de très original et se soldent la plupart du temps par des dénouements qu’on voit venir d’assez loin. De plus, les ressorts comiques tombent parfois dans la caricature grossière. D’ailleurs, plusieurs critiques français, à qui on avait vendu la série comme le nouveau Dix pour cent (Appelez mon agent de ce côté de l’Atlantique), ont mis le doigt sur ces faiblesses (et quelques autres) après avoir visionné les deux premiers épisodes. Le Devoir a dépassé ce stade « critique » en visionnant une demi-douzaine d’épisodes et a certes constaté les mêmes faiblesses, que l’on finit par oublier grâce au charme discret des personnages principaux et secondaires, tout particulièrement le duo mère-fille, dans lequel plusieurs se reconnaîtront, même si elles n’ont pas leur barreau.

On va s’aimer un peu, beaucoup

TV5, vendredi, 19 h