41 films de Truffaut, Chaplin, Lynch et autres deviennent accessibles sur Netflix au Québec

«Tirez sur le pianiste», de François Truffaut, fait partie de l’impressionnante sélection francophone à laquelle les abonnés québécois auront accès.
Photo: Robert Lachenay / Netflix «Tirez sur le pianiste», de François Truffaut, fait partie de l’impressionnante sélection francophone à laquelle les abonnés québécois auront accès.

Le 20 avril dernier, Netflix annonçait en grande pompe avoir conclu une entente avec MK2. Un peu partout, on s’est d’emblée réjouis à la perspective qu’une partie de l’immense catalogue de films du géant français de la distribution soit désormais disponible sur la plateforme du géant américain de la diffusion. Hélas, cet accord n’incluait pas le Québec. Excellente nouvelle : Netflix a confirmé ce vendredi qu’à partir du 1er juin, une sélection d’une quarantaine de titres serait finalement accessible ici aussi, et pas des moindres. Truffaut, Chaplin, Demy, Haneke, Lynch, Kusturica, Resnais, et Kieslowski.

Il n’y a pratiquement que du bon et du beau dans la liste, dont voici l’intégralité : de Charlie Chaplin (Le cirque, Le dictateur, Les feux de la rampe, Le kid, Les lumières de la ville, Monsieur Verdoux, L’opinion publique, Un roi à New York, La ruée vers l’or, Les temps modernes), de Jacques Demy (La baie des anges, Une chambre en ville, Les demoiselles de Rochefort, L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune, Lola, Les parapluies de Cherbourg, Parking, Peau d’âne, Le joueur de flûte), de Michael Haneke (Code inconnu,dès le 1er décembre 2020 ; La pianiste, dès le 20 décembre 2020), Abdellatif Kechiche (Vénus noire), de Krzysztof Kieslowski (Trois couleurs : Bleu, Trois couleurs : Blanc, Trois couleurs : Rouge), Emir Kusturica (Chat noir chat blanc), de David Lynch (Eraserhead, Lost Highway, Twin Peaks : Fire Walk with Me), d’Alain Resnais (Mon oncle d’Amérique), de François Truffaut (Les 400 coups, L’amour en fuite, Baisers volés, Le dernier métro, Les deux Anglaises et le continent, Domicile conjugal, La femme d’à côté, Jules et Jim, La peau douce, Tirez sur le pianiste, Vivement dimanche !).

C’est, on le précise, tout le territoire canadien qui est concerné par ce plus récent développement dans le partenariat entre Netflix et MK2, société de production, de vente, d’exploitation de salles et de distribution fondée en 1974 par Marin Karmitz et à présent dirigée par son fils, Nathanaël Karmitz. Pour mémoire, MK2 est à la tête d’un catalogue d’environ six cents films.

Ce puits cinéphile presque sans fond contient donc, on l’aura compris, des œuvres d’une foule d’autres cinéastes. Parmi ceux-ci, on retrouve Olivier Assayas, Robert Altman, Robert Bresson, Marcel Carné, Claude Chabrol, Xavier Dolan, John Ford, Howard Hawks, Alfred Hitchcock, Naomi Kawase, Buster Keaton, Abbas Kiarostami, Hong Sang-soo, Gus Van Sant, Agnès Varda, ou encore Jia Zhangke.

Question de territoire

Toutefois, il faut savoir que MK2 ne peut pas nécessairement proposer l’ensemble de son catalogue à Netflix à des fins de diffusion globale. En effet, il est de nombreux films dont les droits de distribution sur certains territoires appartiennent à des sociétés locales.

Par exemple, les films de Xavier Dolan figurant dans la collection de MK2, dont son plus récent, le magnifique Matthias et Maxime, sont pour la plupart distribués au Québec par Les films Séville/eOne (K-Films Amérique détient les droits de J’ai tué ma mère). Autrement dit, l’entente entre Netflix et MK2 est à géométrie variable, selon les spécificités de chaque marché.

Cela étant, dès lors qu’une licence de distribution expire et n’est pas renouvelée, la donne change. Sachant cela, il est permis d’espérer que l’offre québécoise et canadienne de Netflix et MK2 se bonifie, et qu’éventuellement arrivent jusqu’à nos rivages numériques davantage de films, plusieurs depuis trop longtemps inaccessibles.

 

Netflix précise qu’il faudra s’assurer de choisir le français comme langue d’interface afin d’accéder aux titres MK2.

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