La Belle Époque

La soixantaine misanthrope, Victor est venu à bout de la patience de Marianne. À la rue, il accepte un cadeau de son fils : un jeu immersif permettant de revivre l’époque de son choix. Le voici donc en train de rejouer en boucle son coup de foudre pour Marianne dans une mise en scène conçue par Antoine, dont la relation avec Margot, la comédienne qui incarne la jeune Marianne, est au plus mal. Sous ses dehors audacieux, et en dépit de dialogues spirituels et d’une facture recherchée (superbe photo de Nicolas Bolduc), cette fable sentimentale se révèle conservatrice, limite ringarde (voir aussi l’apologie du metteur en scène tyran, en sous-texte peu subtil). Les frustrations et aspirations des personnages féminins sont traitées comme des mouvements d’humeur qui, une fois réglés, voient le héros retrouver le statu quo conjugal. Daniel Auteuil est bien, mais Fanny Ardant éclipse tout le monde. Géniale, elle est la raison de voir le film.

Notre critique complète

Horaire en salles

La Belle Époque

★★ 1/2

Comédie sentimentale de Nicolas Bedos. Avec Daniel Auteuil, Fanny Ardant, Doria Tillier, Guillaume Canet. France, 2019, 116 minutes.