César: «Le grand bain» et «Jusqu’à la garde» mènent les nominations

Image tirée du film «Le grand bain» de Gilles Lellouche
Photo: Studiocanal Image tirée du film «Le grand bain» de Gilles Lellouche

Le grand bain de Gilles Lellouche, sur des cabossés de la vie qui s’adonnent à la nage synchronisée, et Jusqu’à la garde de Xavier Legrand, film choc sur la violence conjugale, mènent les nominations pour les César 2019, qui font la part belle à la comédie d’auteur.

Avec dix nominations chacun, entre autres dans les catégories du meilleur film et du meilleur réalisateur, la comédie chorale de Gilles Lellouche avec Mathieu Amalric, Jean-Hugues Anglade et Philippe Katerine, et le premier long métrage de Xavier Legrand, avec Denis Ménochet et Léa Drucker, sont les plus souvent sélectionnés pour les plus prestigieuses récompenses du cinéma français, qui seront remises le 22 février à Paris.

Ils devancent la comédie de Pierre Salvadori En liberté ! et le western en anglais de Jacques Audiard Les frères Sisters, en lice dans neuf catégories, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur.

La douleur d’Emmanuel Finkiel, adaptation du récit de Marguerite Duras sur le retour de son mari des camps de concentration, et Pupille de Jeanne Herry, émouvant parcours d’une adoption, récoltent respectivement huit et sept nominations.

Viennent ensuite Guy d’Alex Lutz, tendre hommage aux anciennes gloires de la chanson, et Mademoiselle de Joncquières, marivaudage et film d’époque d’Emmanuel Mouret, avec six nominations, ou encore Les chatouilles d’Andréa Bescond et Eric Métayer sur la pédophilie, cinq fois cité.

 
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C’est le nombre de nominations obtenues par «Le grand bain» et «Jusqu’à la garde» aux César.

Ces nominations donnent cette année une large place à la comédie d’auteur, genre souvent boudé par les César, avec Le grand bain et En liberté !, ainsi qu’aux films abordant des sujets de société graves, comme Jusqu’à la garde, Les chatouilles et Pupille.

Incontournable en 2018, le réalisateur du Grand bain, Gilles Lellouche, figure aussi dans la catégorie du meilleur acteur pour son rôle d’assistant familial qui héberge un bébé avant son adoption dans Pupille.

Il fera face à Denis Ménochet en père de famille menaçant dans Jusqu’à la garde, Romain Duris en syndicaliste et père abandonné par sa femme dans Nos batailles et Vincent Lacoste en jeune homme forcé de grandir quand sa soeur meurt dans Amanda.

Edouard Baer en marquis libertin dans Mademoiselle de Joncquières, Alex Lutz en vieille gloire de la chanson dans Guy et Pio Marmaï en innocent injustement incarcéré dans En liberté ! figurent aussi dans cette catégorie.

Pour les actrices, Elodie Bouchez en candidate à l’adoption dans Pupille, Sandrine Kiberlain en travailleuse sociale dans ce même film et Mélanie Thierry en Marguerite Duras dans La douleur comptent parmi les sept actrices nommées.

Virginie Efira en femme trahie dans Un amour impossible, Léa Drucker en mère de famille confrontée aux violences conjugales dans Jusqu’à la garde, Cécile de France en amoureuse blessée dans Mademoiselle de Joncquières et Adèle Haenel en inspectrice de police dans En liberté ! leur feront face.

Parmi les déçus de ces nominations, Mektoub my love : canto uno d’Abdellatif Kechiche n’obtient qu’une seule nomination, pour Ophélie Bau dans la catégorie du meilleur espoir féminin, tout comme Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré, en lice pour le César du meilleur acteur dans un second rôle avec Denis Podalydès.

Les professionnels auront désormais un peu plus de quatre semaines pour choisir les vainqueurs, lors d’un second tour de scrutin.

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