Overlord

Plusieurs croyaient la « torture porn » révolue, car il suffisait de regarder les infos pour en trouver, dont celle concoctée par l’armée américaine au Moyen-Orient. Elle fait un retour, grâce aux bons soins de J.J. Abrams (Lost, Super 8), ayant la main haute sur le réalisateur Julius Avery (Son of a Gun), les scénaristes Billy Ray et Mark L. Smith, tous respectant son cahier des charges. Ils devaient livrer un film de série B pas très fauché, prenant beaucoup de libertés avec l’Histoire, mêlant allègrement nazis et zombies, une formule déjà éprouvée. Le résultat ? Outrancier, excessif, fourmillant d’emprunts assumés (Tarantino va bien rigoler), déversant sur nous hémoglobine et chair en lambeaux, un tapage supposément nécessaire pour permettre le débarquement de Normandie le 6 juin 1944, rien de moins. Mais n’en espérez pas beaucoup plus, si ce n’est un plaisir éphémère assorti de frissons, et de fous rires involontaires.

Notre critique complète

Horaire en salles

Overlord

★★★

Drame d’horreur de Julius Avery. Avec Jovan Adepo, Wyatt Russell, Mathilde Ollivier, Pilou Asbaek. États-Unis, 2018, 110 minutes.