Nos batailles

Après le départ inexpliqué de sa conjointe Laure, Olivier fait de son mieux pour s’occuper de leurs deux enfants. Cela, au moment où l’entreprise qui l’emploie procède à des congédiements. Une absence soudaine explorée par la seule perspective — limitée — du papa aux abois dont la situation au travail devient un enjeu prépondérant. Après s’être quelque peu complu dans ses velléités socio-économiques, le film se recentre. Les enfants retrouvent alors l’ascendant par rapport aux aléas professionnels du protagoniste pour un dernier segment plus prenant, émotionnellement parlant. Rappel visuel involontaire du déséquilibre présent au scénario, la réalisation tendance naturaliste succombe de-ci de-là à des plans esthétisants. Bien observées, les situations domestiques sonnent en revanche justes tout comme le jeu. Sorte de croisement entre Kramer contre Kramer et le cinéma des frères Dardenne, Nos batailles ne possède, à terme, ni le brio d’écriture du premier ni l’authenticité des seconds.

Notre critique complète

Horaire en salles

Nos batailles

★★ 1/2

Drame de Guillaume Senez. Avec Romain Duris, Lucie Debay, Laetitia Dosch, Laure Calamy. France, Belgique, 2018, 98 minutes.