Mandy (V.O.)

D’animal blessé, Nicolas Cage passe à bête sanguinaire dans ce cauchemar baroque imaginé par Panos Cosmatos : une performance qui doit être vue pour être crue. Campée en 1983, l’action est régie par un mouvement inhabituel. Des moments de langueur quasi contemplative se resserrent jusqu’à engendrer une tension intenable, voire se soldent par des éruptions de violence débridée. Jaillit l’hémoglobine alors que Cage se venge d’un gourou et de ses sbires après que ceux-ci eurent enlevé son aimée. À la période choisie, le cinéaste emprunte surtout, en la magnifiant, une esthétique rétro ; une certaine naïveté dramatique aussi. Comme son prédécesseur, le tout aussi psychédélique Beyond the Black Rainbow, Mandy est d’abord un gros « trip formel » dont l’argument apparaît un brin mince pour justifier deux heures de film, rythme inusité ou pas. À sa décharge, Cosmatos offre une vision macabre suffisamment originale pour se suffire à elle-même.

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Horaire en salles

Mandy (V.O.)

★★★ 1/2

Horreur de Panos Cosmatos. Avec Nicolas Cage, Andrea Riseborough, Linus Roache. États-Unis, 2018, 121 minutes.