La tendresse (V.F. de La tenerezza)

On garde un souvenir ému de certains films de l’Italien Gianni Amelio (Lamerica, Le voleur d’enfants). Malgré la distance et le temps (le cinéma italien n’a plus trop la cote en nos contrées), les retrouvailles en valaient la peine. Avec La tenerezza, il continue d’aborder ses thèmes de prédilection, dont celui des enfances blessées, dressant aussi un portrait peu flatteur de son pays aujourd’hui. Mais il s’agit surtout d’une traversée douloureuse, celle d’un avocat à la retraite, et acariâtre, forcé de nouer des liens avec une famille de son immeuble, de qui il devient plus proche que de ses deux enfants, pleins de rancoeur à son égard. Ce voisinage prendra une tournure étonnante, voire tragique, le tout se déroulant à Naples, ville aux mille beautés, dont plusieurs usées par le temps et la négligence. Un peu à l’image des clans qui peuplent ce film émouvant, étonnant, où l’architecture apparaît comme un personnage à part entière.

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​Horaire en salles

La tendresse (V.F. de La tenerezza)

★★★ 1/2

Drame de Gianni Amelio. Avec Renato Carpentieri, Elio Germano, Micaela Rainazzotti, Giovanna Mezzoglorno. Italie, 2016, 106 minutes.