«Pendule» (V.F. de «Pendular»)

Photo: Maison 4:3

Les amis d’un couple d’artistes s’en amusent : la délimitation de leur espace respectif par un ruban adhésif sur le plancher de leur immense loft, voilà qui fait « un peu Dogville ». La cinéaste brésilienne Julia Murat ne se prend pas pour Lars von Trier, mais elle aime scruter l’errance psychologique de ses personnages dans ce lieu dénudé. Ce sculpteur (Rodrigo Bolzan) et cette danseuse chorégraphe (Raquel Karro), au départ si proches malgré les frontières de leur enclave réservée, vont peu à peu se perdre dans ce décor industriel laissé à l’abandon. La séparation, à pas lents, influencera leur art, surtout celui de la danseuse, que Murat observe attentivement. La cinéaste évite toute approche psychologisante, fait planer plusieurs mystères non résolus et laisse libre cours à l’expression créatrice, comme si la fiction cédait sa place à l’esthétique du film d’art.

Notre critique complète

​Horaire en salles

Pendule (V.F. de Pendular)

★★★

Drame de Julia Murat. Avec Raquel Karro, Rodrigo Bolzan, Valeria Barretta, Renato Linhares. Brésil, 2017, 108 minutes.