Ni juge, ni soumise

Photo: Axia Films

Même un croisement de deux fortes personnalités du monde de la justice comme France Charbonneau et Anne-France Goldwater n’arriverait pas à reproduire l’insolence et la drôlerie de la juge d’instruction bruxelloise Anne Gruwez. Unique en son genre, déterminée et spontanée à des sommets souvent inégalés, cette femme de loi exerce son autorité à coups de semonces, de blagues et de remarques politiquement incorrectes. Lorsqu’elle s’échappe de son bureau encombré, là où s’engouffre une partie de la misère de la société belge, et un peu de la nôtre, c’est pour déterrer, littéralement, le meurtre non résolu de deux prostituées. Les nouvelles technologies permettraient de coincer le coupable, mais le temps fait aussi son œuvre, de manière implacable. Au final, un documentaire riche, provocateur, amusant, déstabilisant, sur une juge qui ne craint pas le tribunal de l’opinion publique, signé par des anciens du défunt magazine télévisé Strip-tease, qui donnait déjà beaucoup dans l’insolence.

Notre critique complète

​Horaire en salles

Ni juge, ni soumise

★★★★

Documentaire de Jean Libon et Yves Hinant. France-Belgique, 2017, 99 minutes.