Cinéma urbain se renouvelle

L’écrivain québécois Michel Tremblay apparaît dans le film d’essai «La part du Diable» de Luc Bourdon.
Photo: Office national du film L’écrivain québécois Michel Tremblay apparaît dans le film d’essai «La part du Diable» de Luc Bourdon.

L’événement Cinéma urbain, présenté par la Société des arts technologiques (SAT), se déroule à la place de la Paix jusqu’au 4 septembre. C’est en ville, en plein air, gratuit et, qui plus est, varié à souhait. À cet égard, de l’aveu même de l’organisation, on a voulu renouveler la formule après 13 ans.

Se succéderont ainsi en soirée, dès 21 h, un mélange hétéroclite de longs et de courts métrages relevant de la fiction ou du documentaire, du classique comme du culte, de l’ancien ou du récent, tous genres confondus. Pour certains films, ce sera notre seule chance de les voir sur grand écran.

D’office, il convient de signaler la première montréalaise le 10 juillet du documentaire The Work, de Jairus McLeary et Gethin Aldous. Pendant quatre jours, trois hommes libres participent à une retraite fermée à la prison de Folsom en compagnie d’un groupe de détenus, avec en toile de fond l’enjeu de la réhabilitation.

Le 21 août, autre première, nord-américaine celle-là, de Crash test Aglaé, d’Éric Gravel, cinéaste québécois installé en France. India Hair incarne une employée d’usine qui ne vit que pour son travail et qui, en conséquence, décide de suivre le mouvement de la délocalisation lorsque ladite usine déménage en Inde. Yolande Moreau et Julie Depardieu sont également de cette fable satirique.

Dauphins, zombies, musique

En vrac, on restera fasciné, mais perplexe devant la saga de science-fiction Dune, de David Lynch (17 juillet), tandis qu’on aura peur tout en riant devant les zombies ruraux à l’oeuvre dans Les affamés, de Robin Aubert (24 juillet).

On reverra le superbe film d’essai que Luc Bourdon a consacré au Québec des années 1970, La part du Diable (31 juillet), puis on découvrira le documentaire de Ziad Kalthoum, Taste of Cement, sur les travailleurs de la construction syriens exploités au Liban (28 août).

Et aussi Le Grand Bleu, de Luc Besson, avec Jean-Marc Barr dans le rôle de l’apnéiste Jacques Mayol, alias l’homme-dauphin (14 août), sans oublier le documentaire musical de Martin Scorsese The Last Waltz, sur le concert ultime du groupe The Band, en 1976 (4 septembre)…

Enfin, on méditera encore le chef-d’oeuvre de Spike Lee Do the Right Thing, avec tension raciale dans un Brooklyn caniculaire (7 août).

Cinéma urbain

À la place de la Paix. Projections tous les mardis, du 3 juillet au 4 septembre 2018, à partir de 21h. Entrée gratuite