Itzhak

Sans même le savoir, le monde entier connaît Itzhak Perlman : le violon déchirant dans Schindler’s List, de Steven Spielberg, sur un thème de John Williams, c’est lui. L’histoire personnelle de ce virtuose apparaît également comme une épopée, celle d’un fils d’immigrants polonais établis en Israël après la Deuxième Guerre mondiale, victime de la polio qui va le clouer à un fauteuil roulant sans pour autant l’empêcher de mener une carrière internationale. Son handicap, à la fois un frein et un élan à ses ambitions artistiques (encore aujourd’hui, il s’interroge sur les véritables raisons de sa présence au Ed Sullivan Show, en 1958), n’altère pas sa joie de vivre, enrichie par la présence de sa conjointe, Toby, femme brillante et lumineuse. Loin de la biographie exhaustive et minutieuse, la documentariste Alison Chernick, spécialiste des portraits d’artistes, observe le quotidien de celui qui côtoie les plus grands, dont Billy Joel, mais aussi les étudiants, qui boivent ses paroles. Et nous avec eux.

Notre critique complète

Horaire en salles

Itzhak

★★★ 1/2

Documentaire d’Alison Chernick. États-Unis–Israël, 2018, 82 minutes.